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À l’arrivée de l’automne, la Société d’assurances de la Saskatchewan (SGI) appelle les automobilistes de la province à redoubler de prudence face aux animaux sauvages qui traversent les routes. Chaque année, des milliers de collisions sont signalées dans la province, avec des conséquences parfois graves pour les conducteurs et ces animaux.
Selon SGI, 8884 collisions liées aux animaux sauvages surviennent annuellement en Saskatchewan. Entre 2020 et 2024, ces accidents de la route ont fait en moyenne deux morts et 400 blessés.
L’automne est une période particulièrement à risque, notamment en raison de l’activité accrue des cerfs et des élans.

Selon SGI, il est impossible d'éviter à coup sûr les collisions avec des animaux sauvages, mais les conducteurs doivent prendre des précautions.
Photo : iStock / Carol Hamilton
Le directeur de l’engagement communautaire en matière de sécurité routière à SGI, Troy Corbett, explique que les déplacements des animaux peuvent devenir moins prévisibles à cette période de l’année.
C’est la saison des accouplements. Ils peuvent donc être plus actifs et emprunter des trajets qu’ils ne connaissent peut-être pas, explique-t-il.
SGI recommande aux automobilistes de réduire leur vitesse dans les secteurs où des animaux peuvent être présents, de surveiller les panneaux signalant leur passage et d’utiliser les feux de route lorsque les conditions le permettent.
Si une collision est inévitable, nous recommandons de rester calme, de ralentir et de diriger le véhicule à l’écart de l’animal.
La société d’État conseille aussi aux automobilistes de tenter de se diriger vers l’endroit d’où vient l’animal, plutôt que vers la direction qu’il emprunte.
Une prudence accrue est également recommandée à l’aube et au crépuscule, lorsque la visibilité est moins bonne et que les animaux sont plus actifs.
Des conséquences aussi pour la faune
La Wildlife Rescue Society of Saskatchewan (Société de sauvetage de la faune en Saskatchewan) constate régulièrement les conséquences de ces collisions.
Sa directrice générale, Bonnie Dell, affirme que l'organisme reçoit des appels concernant des animaux heurtés par des véhicules, principalement des cerfs et des coyotes, tous les deux jours.
Il y a quelques années, elle a notamment coordonné le sauvetage d’un coyote adulte percuté par une voiture à l’extérieur de Regina pendant la nuit.
[La conductrice] savait qu’elle avait frappé quelque chose, mais elle ne s’était pas rendu compte que l’animal était toujours coincé dans la calandre lorsqu’elle est arrivée dans son entrée. Elle a regardé derrière elle et quatre pattes dépassaient, raconte Bonnie Dell.
Elle recommande aux automobilistes de communiquer avec l’organisme lorsqu’ils ne savent pas quelles mesures prendre après avoir heurté un animal.
Des séquelles toujours présentes deux ans plus tard
Robert Belley, un Saskatchewanais, connaît personnellement les retombées de ce type d'accident.

L'état de la voiture de Robert Belley, après une collision avec un élan sur une route de la Saskatchewan en 2024.
Photo : Fournie par : Robert Belley
À l’automne 2024, sa femme et lui ont percuté un élan près de Lanigan, à une centaine de kilomètres à l’est de Saskatoon. Il croit que quelques barres métalliques installées sur son camion lui ont sauvé la vie.
Je me suis rendu compte qu’on avait frappé quelque chose […] Je pouvais encore voir l’élan essayer de traverser la route. Il était encore vivant, puis après ça, la douleur m’a frappé d’un coup, se souvient-il.
Deux ans après l’accident, Robert Belley a toujours beaucoup de difficulté à utiliser sa main gauche. Cette blessure l’empêche de reprendre son travail dans le secteur de la construction et il affirme avoir eu du mal à obtenir une indemnisation suffisante pour compenser sa perte de revenus.

Deux ans après l'accident, Robert Belley affirme souffrir de vertiges, de lésions neurologiques, d'une perte de mobilité et d'un traumatisme psychologique.
Photo : Fournie par : Robert Belley
Son expérience l’amène aujourd’hui à demander aux automobilistes de ne pas sous-estimer les risques liés à la présence d’animaux sauvages sur les routes.
Ce n’est pas une blague. Ça peut vous blesser gravement et de façon permanente. Ça peut même vous tuer. Les gens doivent vraiment ralentir sur les routes, dit-il.
Avec les informations de Maeve Ellis


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