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Par John Timsit
Publié le 23/10/2026 à 22h56, mis à jour le 24/10/2026 à 01h30

En déplacement vendredi soir à Trappes, le président a présenté l’attaque «terroriste raciste» survenue dans la commune, et à La Verrière, comme un «tournant» sans précédent. Une affirmation démentie par les faits, qu’il a dû nuancer quelques heures plus tard.
Toute une nation saisie d’effroi. Jusqu’à ce vendredi matin, la nouvelle journée de mobilisation de samedi contre la vie chère et le risque de violences qui l’accompagne occupaient les esprits. Politiques comme spécialistes du maintien de l’ordre s’en inquiétaient, a fortiori après les saccages des 17 et 18 octobre. Puis l’attaque dans les Yvelines, perpétrée par Kévin T., âgé de 39 ans, soupçonné d’avoir voulu s’en prendre à des personnes issues de l’immigration, a sidéré le pays jusqu’au sommet de l’État. C’est que ce périple meurtrier à Trappes et à La Verrière - mené à coups de tirs en rafale depuis une voiture - a tué une personne, Pengo Bossio Wangi, et en a grièvement blessé cinq autres, dont une fillette de 12 ans, selon un bilan encore provisoire.
À peine le Parquet national antiterroriste (Pnat) a-t-il annoncé avoir ouvert une enquête pour «assassinat en relation avec une entreprise terroriste», en raison de l’appartenance «vraie ou supposée» des victimes «à une prétendue race…


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