NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway

Numéro 2 du classement Prime Video des séries les plus regardées, ce drame produit par Margot Robbie sur le passage à l’âge adulte vaut son succès et mieux encore.
Ma vie avec les Walter Boys (Netflix), Heated Rivalry (HBO Max), Off Campus (Prime video), The Shards (Disney+), L’été où je suis devenue jolie (Prime Vidéo), Elle (Prime video encore), Adults (HBO Max), Euphoria (HBO Max), The End of The Fucking World (Netflix)... S’il est une catégorie dont la cote est manifestement à la hausse depuis quelques années, c’est celle des «Young Adults» ou jeunes adultes, à savoir les 18-34 ans, public volatile mais exigeant tant en matière de récits que de personnages et de qualités de réalisation.
La dernière entrée au catalogue s’intitule Sterling Point. Créée, écrite et en partie réalisée par la jeune canadienne Megan Park, coproduite par Margot Robbie, rien de moins, elle est disponible sur Prime Video où elle s’est hissée en quelques jours numéro 2 des meilleures séries du moment. L’histoire d’une New-yorkaise de 18 ans que la mort de son grand-père entraîne sur le chemin long et tortueux de la quête de vérité au travers d’une histoire familiale dont elle ignorait tout des enjeux.
Regarder la vidéo « Une série et au lit » : comment les séries explorent l’adolescence
Authentique
Les jumeaux Annie et Connor, adoptés dès leur naissance par les Jacobson, vivent une adolescence privilégiée dans le Brooklyn huppé sous l’autorité de leur père, à la fois riche, bienveillant et dévoué. Seule ombre au tableau, la mort de leur mère adoptive lorsqu’ils étaient encore de jeunes enfants. Tout va pourtant pour le mieux dans leur à peu près meilleur des mondes. Jusqu’à l’annonce de la mort de Gordon, ce grand-père maternel dont ils n’avaient plus de nouvelles depuis longtemps. L’héritage que ce denier leur laisse, un cottage perché sur un îlot dans le district canadien de Muskoka. Ce que va y découvrir Annie va profondément bouleverser le cours de sa vie.
Quête identitaire, parcours initiatique, boîte de pandore, vol en éclats des fondamentaux, secrets de famille, conflit de loyauté, crise de confiance. Que reste-t-il alors de mieux que la drogue et les anxiolytiques ? L’élan vital. Cette soif de vivre et de connaissances qui sauve et rend espoir à la plupart de ces jeunes. Ce que montre cette série qui vaut à maints égards sa deuxième place dans le classement de la plateforme. En fait, elle est unique.
À lire aussi Heated Rivalry (HBO Max) : la romance canadienne gay phénomène arrive en France
À la fois bouleversante, drôle, pudique et trash, elle dépeint le rapport à l’autre, les conflits intérieurs et les abysses d’anxiété dans lesquels ils peuvent plonger sans avoir besoin de recourir aux artifices habituels du sexe, du glauque, de l’horrifique, du psychédélique ou du thriller. Autant de ressorts narratifs chers aux créateurs de séries pour adolescents (cette étape si particulière de l’existence qui peut durer jusqu’à l’âge de 25 ans, question de maturité de lobe frontal, semble-t-il).
Le terme peut sembler affreusement galvaudé mais elle est authentique. Et c’est là ce qui fait sa rareté. L’histoire qu’elle raconte place Annie, Connor et Ramona, jeunes ordinaires, quels que furent les milieux dont ils sont issus et les lieux dans lesquels ils évoluent, dans une situation extraordinaire : la perte soudaine de l’ensemble de leurs repères. Même les téléphones ne fonctionnent pas sur cette petite île perdue au milieu des grands lacs de l’Ontario. Cette privation - puissant accessoire sériel depuis deux décennies au moins - induit des moments de silence, une gestuelle et une richesse de dialogues inhabituels. Sans doute aussi une pointe de nostalgie, façon Dawson’s Creek ou My So-Called Life.
Huit épisodes de bout en bout impeccables, servis par une mise en scène luxueuse sans être bling-bling, une bande-son sensationnelle et un casting cinq étoiles, dont Ella Rubin (Annie), Bo Bragason (Oona), Amélie Hoeferle (Ramona), Jacob Whiteduck-Lavoie (Ellis), Keen Ruffalo (Connor), du côté des jeunes, mais aussi Jay Duplass (Steven) et Jeffrey Dean Morgan (Joe), du côté des pères.


3 hour_ago
38



























.jpg)






French (CA)