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Pourquoi Macron est un facho

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Chacun a sa petite idée sur l’effondrement des deux grands partis de gouvernement. C’est l’objet d’un long article de Davet & Lhomme du Monde, qui ont accès à tous les cabinets, tous les hommes po, tous les conseillers, tous les salons. C’est l’avantage d’être tout en haut de la presse mainstream, mais ça peut aussi rendre aveugle sur des explications assez simples, assez brutales. Ça, c’est notre spécialité.

Automne 2026. Plus de deux ans ont passé. Tandis qu’extrême droite et gauche radicale prospèrent, la gauche dite « de gouvernement » est de nouveau en miettes, la droite divisée comme jamais, quand la Macronie originelle agonise dans l’indifférence. Entre Gabriel Attal et Édouard Philippe, le centre hésite, c’est dans sa nature. Fractures, confusion et embrouillaminis à tous les étages ; les partis dits « républicains » ont perdu tous leurs repères, littéralement déboussolés. Finie, l’union de façade. Seul sujet d’accord du Parti socialiste (PS) à LR : le rejet total d’Emmanuel Macron.

Très bon papier, au demeurant, mais (payant et) mainstream comme pas deux, qui n’aborde donc pas le pouvoir profond, la vache dans le couloir : le CRIF, symbole du pouvoir exorbitant du lobby, le néolibéralisme outrancier (ou l’américanisation de la France, acceptée par les deux partis de gouvernement depuis cinquante ans sur le dos des Français), l’abandon discret de la souveraineté, la démolition progressive de la liberté d’expression, le rabaissement permanent de la France dans les médias, la déchristianisation dangereuse, le poids de la Banque et de la Dette (on met un grand D), et le pouvoir d’achat, tout au bout, tout riquiqui.

Les Français s’en foutent, du sociétal, mais alors d’une force. Ils veulent qu’on protège leur travail, leur famille et leur patrie. Quoi ? Qu’est-ce qu’on a encore dit ? Ah, c’est d’extrême droite ? C’est en pensant exactement comme ça que la gauche et la droite de gouvernement se sont effondrées : elles n’ont protégé ni le travail ni la famille ni la patrie.

Elles ont été pour les licenciements, pour le Capital contre le Travail (sous prétexte de survie et de productivité dans la mondialisation, mon cul), contre la famille avec les avancées des droits délirants des minorités casse-couilles : LGBT, PMA-GPA, changement de sexe comme de chemise, euthanasie et trafic d’organes, avortement à la chaîne.

Elles ont agi de concert contre la France, ses frontières, sa souveraineté, en votant à deux mains pour l’UE, ce faux-nez des Américains et des mondialistes, offrant le riche marché intérieur européen à l’Amérique via ses multinationales prédatrices et à la Chine via ses entreprises casse-tarifs. Comme dirait l‘autre, c’est pas Macron qui a décidé tout ça, ça remonte à plus loin, Macron n’était même pas né, ou presque. Brigitte, oui, probablement au XIXe siècle.

Les caciques des deux grands partis devenus croupion se renvoient la balle en interne, Retailleau contre Wauquiez ; Wauquiez contre Ciotti, etc. Ciotti dit un truc pas con : LR aurait dû s’associer avec le FN quand le FN n’était pas encore à 30 %, quand le repoussoir n’était pas devenu aimant, comme l’écrivent les deux journalistes. Oui mais à droite, il y a Copé, qui jure que jamais, lui le grand gaulliste.

Côté LR, l’attraction fatale exercée par l’extrême droite a fait des dégâts. Jean-François Copé n’en disconvient pas. Pour lui, comme pour tout bon chiraquien, le RN, c’est l’ennemi. Là où, dans son propre parti, certains poussent pour se rapprocher, ne serait-ce qu’idéologiquement, du duo Marine Le Pen-Jordan Bardella, lui ne dévie pas de sa ligne gaulliste : aucun compromis possible avec l’extrême droite, quand bien même aurait-elle le vent en poupe.

Pareil à gauche, avec le mea culpa bredouillant des Vallaud-Hollande-Faure qui admettent qu’ils auraient dû parler immigration & dégâts, mais comment en parler ? Bonne question, ce sont eux, sous la pression du lobby qui avait infiltré leur structure dirigeante, qui ont lancé l’interdit en 1984, quand Le Pen est monté en flèche sur ce thème porteur dans l’opinion.

« La difficulté de la gauche, c’est qu’elle a déjà gagné dans son grand récit historique. On a conquis l’essentiel des libertés publiques et des droits fondamentaux. » Au point de délaisser les sujets sociaux et de se concentrer, cette dernière décennie, sur les thématiques sociétales, laissant en jachère d’autres terrains, certes minés, comme celui de l’immigration. Sujet piégeux par essence : s’en saisir, c’est prendre le risque de nourrir le narratif de l’extrême droite ; l’esquiver, c’est s’exposer au procès en déni.

Laisser ce thème à l’extrême droite, immense erreur historique, qui vaudra au PS un piètre 1,7 % à la présidentielle 2022 avec la piètre Hidalgo, vingt ans après Le Pen au second tour à la place de Jospin. Le mal était déjà en germe. S’interdire de parler immigration, croire et faire croire que parler immigration était automatiquement du racisme, ça a flingué la gauche, qui est devenue le parti du déni, de l’aveuglement et surtout, du report de la responsabilité sur les Français eux-mêmes !

Non, il n’y a pas de problème avec l’immigration étrangère (extra-européenne), il y a un problème avec le racisme des Français, salopards de nazis vichystes. Quelle bande de cons ! Quand on y pense, être professionnel de la politique et se fourvoyer comme ça, c’est du suicide. Entre-temps, ils ont pris pas mal de postes et de pognon, de retraites grassouillettes et d’abus de biens sociaux, mais la fête est finie.

Place au mal, au populisme, au peuple et à sa vengeance. Enfin, politiquement, hein. On ne parle pas de poursuivre ces gros cons dans les rues avec des lassos pour les pendre en place publique, quand même pas. On a beau être du petit peuple, limités du bulbe, on n’est pas des monstres ! Enfin, ça dépend. La psychologie des foules, tout ça...

La conclusion de cet article figure dans l’introduction :

Le chef de l’État promettait de construire un rempart contre l’extrême droite. Tous, à gauche comme à droite, l’accusent d’avoir créé une passerelle et entraîné la désintégration des partis dits « républicains », impuissants à endiguer la vague populiste. Un seul sujet semble encore rassembler : le rejet total d’Emmanuel Macron.

Ben oui, fallait nous demander. Macron n’a jamais été un démocrate, c’est un facho (répression tous azimuts du peuple), mais un facho nouvelle espèce, un facho déconstruit, un facho sociétalisé, un facho libertaire. Même Marine et Mélenchon sont des démocrates à côté.

Cette figure nouvelle de la politique, qui a surgi comme un diabolus ex machina en 2016, et à laquelle et l’électorat et les médias n’étaient pas prêts, ce qui a expliqué qu’elle a été si difficile à combattre (« ni droite ni gauche », mais où ?), ne pourra être battue que par un facho anti-libertaire, une sorte de Trump français, s’il existe.

Fachos, à vos cerveaux ! Vous avez non pas quatre heures, mais 198 jours, date à laquelle le premier tour aura lieu (18 avril 2027).

PS : pourquoi ce papier figure-t-il en encart People ? Parce que les hommes politiques du pouvoir visible – excepté Macron, qui est à la fois profond et visible (il est visiblement démocrate et profondément fasciste) – sont tous des agents du Système, des agitateurs ou des acteurs. Ils jouent une partition écrite par d’autres, qui, eux, ne sont pas des people. Qui sont généralement peu connus, et n’aspirent pas à l’être.

Macron, la continuité et la rupture

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