Avec ses décalages horaires, ses canicules, son humidité et ses risques de tornades, ses immenses stades perdus en banlieue, ses billets hors de prix, ses métros engorgés, son bilan carbone désastreux, ses voyages incessants en avion, sauf pour ceux à qui la douane a refusé l’entrée, ses mi-temps saucissonnées pour la pub, sa formule à rallonge, ses fans sur lesquels tout le monde se sucre, cette Coupe du monde aux Etats-Unis a tous les défauts de la terre mais ces défauts ont une grande qualité: ils nous font prendre conscience qu’un Mondial, une World Cup, un WM, un Mundial, est un évènement unique. Bigger than life, comme ils disent ici, où tout est big.
Alors oui, c’est loin, c’est compliqué, c’est cher, c’est incertain puisque le refus de visa ou le billet de seconde main finalement plus disponible planent comme des épées de Damoclès, mais c’est très exactement ce qu’ont vécu les joueurs pour être là, sur le terrain, dans la plus grande compétition sportive au monde. Ils ont surmonté l’adversité, encaissé les échecs, traversé des océans de doute, battu la concurrence, forgeant au feu de la compétition leur volonté d’homme.


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