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Pourquoi la Russie n’a plus siégé au G7 depuis 2013

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Le président russe Vladimir Poutine, le premier ministre britannique David Cameron, le président américain Barack Obama et le président français François Hollande en Irlande du Nord) pour le dernier sommet du G8 avec la Russie, le 18 juin 2013.

Le président russe Vladimir Poutine, le premier ministre britannique David Cameron, le président américain Barack Obama et le président français François Hollande en Irlande du Nord) pour le dernier sommet du G8 avec la Russie, le 18 juin 2013. BEN STANSALL / AFP

Emmanuel Macron a suggéré à Donald Trump de réunir le G7 à Paris avec les Russes «en marge». Moscou a été exclu du G8 en 2014 après l’annexion de la Crimée.

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Ce serait une première depuis l’offensive russe en Ukraine de février 2022. Et même depuis 2014. Emmanuel Macron a proposé dans un «message privé» à Donald Trump d’organiser un sommet du «groupe des sept», ou G7, jeudi à Paris, après le forum de Davos, auquel il pourrait convier les Russes «en marge».

Après des participations informelles à partir de 1994, la Russie avait officiellement rejoint le G7 en 1997, devenu G8. Ce conseil des grands pays occidentaux (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) se réunit chaque année dans l’un des États membres pour une sorte de grand-messe du multilatéralisme économique. Mais le G8 est redevenu G7 à partir de 2014. En mars de cette année-là, après l’annexion de la Crimée par Moscou, les autres membres ont mis la Russie au banc en annulant le sommet annuel prévu à Sotchi (Russie) et en se réunissant sans elle à Bruxelles. Dans la foulée, Moscou a annoncé qu’elle ne poursuivrait pas sa participation : sa sortie a été officialisée en 2018.

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Réintégrer la Russie ?

Depuis 2014, plusieurs nations ont suggéré de réintégrer la Russie. Le ministère des affaires étrangères italien avait fait des déclarations dans ce sens en 2014, puis en 2017. Son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, avait suivi en 2015, conditionnant la chose à la mise en œuvre du protocole de Minsk, qui prévoyait la fin des combats dans le Donbass. À partir de 2019, Emmanuel Macron s’était à son tour prononcé pour un retour de la Russie, mais avec une position proche de celle de Berlin : ce «retour à terme» devait être conditionné au règlement de la question ukrainienne sur la base des accords de Minsk.

«Aucun des grands conflits internationaux ne peut être résolu sans la Russie», avait insisté Frank-Walter Steinmeier en 2016, soulignant que les pays du G7 envisageraient le retour de la Russie en 2017. La réintégration de la Russie est «cruciale pour faire face à de multiples crises au Moyen-Orient», avait ajouté le premier ministre japonais Shinzō Abe la même année. À partir de 2019, Donald Trump avait embrayé, proposant un retour de la Russie à plusieurs reprises, affirmant que son exclusion avait été une erreur stratégique. En 2025, le président américain avait renouvelé ce souhait lors du sommet de Kananaskis, au Canada. Il avait même évoqué d’élargir le club à la Chine en créant un G9.

Un «nouveau groupe des huit» ?

Qu’en est-il de la Russie elle-même ? Moscou a toujours soufflé le chaud et le froid sur cette question. En 2019, concomitamment aux déclarations de Donald Trump, le Kremlin s’était dit «prêt» à examiner un éventuel retour. Mais la Russie n’a jamais montré un enthousiasme débordant pour cette réintégration et s’est toujours dite satisfaite de participer au G20, qui s’est substitué au G7 comme principal conseil économique mondial après la crise financière de 2008.

Le 11 juin 2022, Viatcheslav Volotine, l’actuel président de la Douma (le parlement russe - NDLR), avait mentionné la possibilité de créer un «nouveau G8» avec les pays ne participant pas aux sanctions contre la Russie (Chine, Inde, Indonésie, Brésil, Mexique, Iran et Turquie). Cette idée volontairement provocatrice n’a jamais donné lieu à des réunions, encore moins à une véritable institution.

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