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La cause est double. À la fois historique et génétique. Elle remonte à 108 ans et s’est perpétuée puis aggravée au fil des générations. Aucune loi scélérate n’interdit d’en parler. Mais les historiens comme les anthropologues sont réticents à aborder le sujet. Dire aux pingouins qu’ils sont en train de crever d’une maladie incurable n’est pas le meilleur moyen de se faire de nouveaux amis… Sinon ne trouvez-vous pas que les toiles proto-surréalistes de Jérôme Bosch décrivent avec cinq siècles d’avance la décrépitude de notre monde ?
La question que personne n’ose poser : Comment tant de Français, d’Anglais et d’Allemands qui furent de fameux guerriers pendant des siècles ont-ils pu se laisser déposséder de leur pays sans se battre ? En aidant délibérément des conquérants en embuscade depuis 14 siècles.
Les trois nations belliqueuses au passé tumultueux ont partagé un drame commun : les carnages de la Première Guerre mondiale. Une vingtaine de millions de morts, tous pays confondus et un nombre double de mutilés, d’estropiés et de polytraumatisés. Au physique et au mental. La France reconnaissante leur a refilé des décorations, des bars-tabac et des kiosques de la loterie nationale. Avec des variantes locales, il en fut de même de l’autre côté du Rhin et du Channel.
Mais peu de ces rescapés de la Grande Tuerie se marièrent. Comme chez les oiseaux, les femelles humaines choisissent pour s’accoupler les mâles qui ont la plus belle queue et les plumes les plus chatoyantes. Or un unijambiste, un manchot ou une « gueule cassée » n’inspiraient pas trop ces dames. On ne saurait le leur reprocher, c’est humain. Le livret militaire commande rarement les élans du cœur. Surtout dans un contexte où d’élégants pacifistes muscadins justifiaient leur couardise au nom du « plus jamais ça ».
Après WW2 l’esprit combatif des Français s’effondrait avec les zazous, tandis que l’esprit frondeur qui les animait s’écroulait. La gouaille insolente égratignant les cuistres et décapant les poncifs, reconnue à l’étranger comme un marqueur hexagonal, dépérissait dans les vomis précurseurs du politiquement correct. Un prêt-à-penser pour une société d’assistés que la moitié au moins de nos chers compatriotes pratiquent, sans même s’en rendre compte. On le voit sur les RS où les mensonges de la doxa sont repris à l’unisson par des blaireaux en pleine dissonance cognitive. Quand on utilise les mots des autres pour exprimer le point de vue des autres, on a renoncé à sa liberté de penser.
Après 1918, le vide laissé par des millions de morts et de mutilés fut comblé par des tocards aptes à procréer
Bien sûr, il y eut des héros chanceux qui revinrent du front sans une égratignure. Mais leur nombre était moins important que celui des réformés, pistonnés, planqués à l’arrière dans des bureaux et déserteurs amnistiés. Des individus souffreteux et de faible constitution, dans le meilleur des cas. Des lâches, des magouilleurs et des pétochards dans le pire. Et la loi de l’offre et de la demande a favorisé les rapprochements. Beaucoup trop de femmes seules ont pris ce qu’elles trouvaient.
Des millions de jeunes mâles en état de les féconder ont transmis à leur descendance les gènes de la faiblesse physique, de la fragilité mentale et de l’avilissement moral. Après, aux générations suivantes, le cumul des handicaps a fait le reste. En retournant les lois de l’évolution. Celles-ci favorisent ceux qui ont un avantage sur les autres. Or dans ce cas précis, avoir survécu était un privilège qui a trompé la nature.
Les causes du déclin des civilisations sont multiples, mais en l’occurrence, le désintérêt pour l’avenir et le découragement semblent avoir tenu un rôle majeur.
Un déclin de civilisation suit la chute rapide d’une société humaine florissante, caractérisée par la perte de son identité culturelle et son effondrement socio-économique. Les causes possibles de ce déclin peuvent être des catastrophes naturelles, éruptions volcaniques, tsunamis, tremblements de terre, cyclones… Des défaites militaires irréversibles, des troubles intérieurs accompagnant une invasion étrangère, des épidémies, des mauvaises récoltes et la famine…
La plupart des civilisations évincées par l’Histoire ont disparu. Même si certaines se sont rétablies et transformées comme la Chine et l’Inde, ou ont fusionné comme les Mayas avec les Aztèques. D’autres ont éclaté en sous-ensembles liés par la tradition, la langue et la culture à la manière des Grecs et les Romains. Mais beaucoup ne se sont jamais redressées. Dans l’Antiquité les Hittites et Babylone, au Moyen Âge les Sassanides, et au siècle dernier l’Empire britannique progressivement estompé depuis 1918. Quant à la France de 2026, on assiste à un effondrement complet.
Une foultitude d’explications ont été risquées, comme la sécheresse, l’épuisement des ressources, une bureaucratie paralysante, un système autocratique ou la dégénérescence intellectuelle due à la répétition de pratiques endogamiques dans la durée. Aucune n’est erronée. Aucune n’est unique ni suffisante pour expliquer la fin d’une civilisation.
Un conglomérat de facteurs pernicieux a concouru à l’effondrement. Parmi ceux-ci la perte de repères qui commence par le dépérissement de la culture, la fin du patriotisme et la honte du passé conduisant à la haine de soi, avant de dériver vers la préférence étrangère. Des aberrations martelées par une propagande incessante et appuyées par une répression politique impitoyable contre les dissidents. Tout cela détourne le regard de la corruption des dirigeants escrocs, narcos et pédophiles, et gagne par contagion les parties molles de la société. À ce stade, la cohésion sociale et le partage d’un objectif commun de progrès sont submergés par le dégoût, les renoncements et un nihilisme blasé.
« Nous autres, civilisations, savons maintenant que nous sommes mortelles », disait Paul Valéry après la Première Guerre mondiale. Il n’avait pas imaginé que les nations les plus avancées de son temps allaient devenir suicidaires.
Les sociétés qui ont réussi, se sont imposées et ont pu perdurer reposaient sur le principe du CHEF : Culture, Homogénéité, Efficacité, Force. Quand une société est déstabilisée par des pulsions centrifuges qui la conduisent à se détester elle même, si aucune force ne s’y oppose, la fin est proche. À partir d’un certain seuil de déliquescence, une guerre civile ou un putsch militaire peuvent apparaître comme des solutions.
Arnold Josept Toynbee (1889-1975) le père de la polémologie, nous a laissé une œuvre considérable de réflexions sur la genèse, l’évolution et la disparition des civilisations. Chaque civilisation se présente sous la forme de défis et de réponses appropriées ou non. Ces réponses sont rarement pacifiques.
Même s’il préfère convaincre plutôt qu’imposer et réprimer, Toynbee constate que la faiblesse prépare les renoncements qui annoncent la fin d’une civilisation. Appartenant à la gentry, il était placé aux premières loges pour assister à l’effondrement de l’Empire Britannique qui, avant la perte de ses colonies, avait vu s’effondrer son influence internationale dans la première moitié du XXe siècle.
Le Français Gaston Bouthoul (1896-1980) a ajouté sa vision pessimiste du pacifisme qui, selon lui, conduit à la violence, dans la mesure où l’ennemi vous croit faible et vous contraint à réagir. Sinon à vous soumettre et disparaître. Le maintien d’un esprit de combat pour lequel il a forgé l’oxymore de pacifisme guerrier est à la fois une force mentale, une capacité de résilience et la volonté inébranlable de toujours faire face à l’adversaire. Persévérer et de ne jamais abandonner tant que l’ennemi n’est pas neutralisé. Mais on n’enseigne pas cela à l’ENA ni dans les salons huppés des maîtres penseurs pharisiens. Pire, la légitime défense est qualifiée de fascisme par la caste politico-médiatico-judiciaire. Et c’est ainsi qu’un monde se meurt.
La trahison est consubstantielle de l’effondrement civilisationnel
Une société qui ne croit plus à ses valeurs, renie son passé, se retourne contre ses plus ardents défenseurs et pratique la préférence étrangère au nom d’un droit-de-l’hommisme dévoyé, est condamnée. Quand le remplacement des primo-occupants par des allogènes s’y ajoute, on assiste à la glorification des toutes les félonies dans un naufrage inéluctable.
Trahisons des gouvernants qui se protègent momentanément en édictant des lois répressives pour qu’une majorité collabore. Trahisons des clercs, enseignants, journalistes et intellos pétochards et suivistes qui voient dans leurs forfaitures un moyen de prolonger des avantages immédiats. Trahisons d’une fraction du peuple lambda, tout aussi pragmatiques et viles que les autres. Par la renonciation à leur culture au sens qu’en donnait Max Weber pour se fondre dans le langage simpliste et les mœurs barbares des conquérants, s’imbiber par osmose de leurs exigences, leur offrir une tribune avec, in fine, l’adoption de leur religion.
Christian Navis
Le réchauffisme est une doctrine pour dégénérés désespérés





























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