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Il y a un mois, le nez rivé sur son téléphone, l’animateur a lourdement chuté dans les escaliers. Il subit depuis une autonomie altérée qui le mène à se rendre compte du calvaire vécu par les personnes à mobilité réduite.
Passer la publicité Passer la publicitéUne cheville vous manque et tout est dépeuplé. L’animateur, Arthur, poursuit sa convalescence après une violente chute dans les escaliers, survenue il y a un mois qui s’est soldée par deux fractures à la cheville. Limité dans ses déplacements, Arthur a tout de même réussi à se rendre jusqu’à Tahiti où il profite de ses vacances avec sa femme, Mareva Galanter.
Dans un long post publié ce lundi sur son compte Instagram, il a donné de ses nouvelles tout en s’improvisant lanceur d’alerte sur le manque d’accessibilité des personnes à mobilité réduite. «Il a fallu que je me fracture la cheville à deux endroits pour découvrir que le monde n’est pas fait pour tout le monde. Depuis quatre semaines en fauteuil roulant, béquilles, jambe en l’air… Mon autonomie a pris un congé sans solde », raconte-t-il avant de détailler à quel point son quotidien est impacté par sa blessure. «Pour m’habiller, me déplacer, porter un sac, j’ai besoin d’une équipe technique. Avant, une marche était une marche. Aujourd’hui, c’est l’Himalaya. Une porte trop étroite, un trottoir trop haut, un ascenseur en panne et une sortie de dix minutes devient une opération militaire», écrit-il de façon dramatique.
«J’ai aussi découvert que le mot : “ACCESSIBLE” est parfois une œuvre de fiction. Une rampe à 45 degrés n’est pas une rampe. C’est un tremplin
pour retourner aux urgences. Je ne découvre pas le handicap, j’aperçois juste à quel point notre monde est mal pensé. Moi, je suis entouré. On m’aide. Et surtout…je sais que je vais remarcher», nuance-t-il tout de même puisque sa légère blessure n’est pas comparable aux problèmes de mobilités auxquelles font face les personnes qui vivent avec un handicap au quotidien et pour toute leur vie.
«Le plus gênant, c’est que tous ces obstacles étaient déjà là. Je passais devant sans jamais les voir. Je remarcherai. Le monde, lui, a encore beaucoup de chemin à faire», estime-t-il en conclusion de son message. En effet, malgré la loi du 11 février 2005, qui a posé le principe d’une accessibilité des établissements recevant du public (ERP) pour tous les types de handicap, les progrès restent largement incomplets. Sur environ 2 millions d’ERP existants, seuls 900.000 étaient considérés comme accessibles en 2023 selon le ministère de la transition écologique. Cela signifie qu’environ 1,1 million d’établissements demeuraient encore peu ou pas accessibles.


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