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Dès septembre, les CE2, CM1 et CM2 de Bièvres (Essonne) iront à l'école à bord du Castor Express, un vélobus à assistance électrique entièrement conçu en bois.
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Par Coline Bonvalot Publié le 12 août 2026 à 18h02
« Mon fils veut le prendre tout le temps », se réjouit François Devernay, adjoint au maire de Bièvres en charge de la transition écologique, tout en observant avec attention le nouveau transport écologique et sportif de la ville. Baptisée officiellement « WoodyBus » mais déjà surnommé « Castor Express » par les habitants, ce vélobus à assistance électrique entièrement conçu en bois par l’entreprise nantaise Humbird transportera, dès la rentrée de septembre, les élèves de CE2, CM1 et CM2 jusqu’à l’école des Castors.
« Nous avons mené une première phase de test en mai et juin. Les enfants ont adoré. On espère attirer encore plus de monde à la rentrée », confie Camille Fenodot, cheffe de projet développement durable.
Un euro par trajet
Avec ses 9 places, dont une réservée au chauffeur, et ses 3,50 m de long, l’engin assurera quotidiennement la desserte des quatre quartiers les plus excentrés de la commune (Les Hommeries, la Gare, les Clairs Matins et Pilariguet) jusqu’à l’école du centre-ville, qui compte 400 élèves. Ici, pas de moteur : le chauffeur et les enfants devront pédaler pour faire avancer le véhicule, jusqu’à 25 km/h en vitesse de croisière.
Pour pouvoir emprunter ce vélobus, les enfants devront s’inscrire au préalable sur l’application Les Guiboles et s’acquitter de la somme de 1 € par trajet. Ce nouveau mode de transport a pour objectif de désengorger les abords des établissements scolaires et favoriser les mobilités douces.
« Nous avions déjà le pédibus, où des parents accompagnent à pied un groupe de 10 à 12 enfants habitant à moins d’un kilomètre de l’école. Nous voulions aller plus loin pour desservir les quartiers les plus éloignés sans imposer de longs trajets à pied aux enfants. Quand nous avons découvert le « WoodyBus », nous avons tout de suite adhéré », explique Camille Fenodot. La commune a acquis le véhicule pour 20 000 €, en partie financé par une subvention de l’Ademe (Agence de la transition écologique).
Une voie verte le long de la N118
« Au centre de notre ville, la crèche, la maternelle et l’école primaire sont regroupées au même endroit. C’est une chance, mais cela engendre d’importantes contraintes de circulation : chaque matin, nous devons absorber un flot de voitures assez astronomique, ce qui crée des bouchons. Grâce au vélobus, nous allons réduire le trafic et fluidifier les abords », indique François Devernay.
Les chiffres des deux mois de test, en mai et juin 2026, semblent déjà lui donner raison : 68 voitures de moins ont été comptabilisées aux abords des écoles aux heures de pointe, pour 85 trajets effectués par le Castor Express.
Au-delà du ramassage scolaire, la municipalité espère avec ce nouveau mode de transport convertir davantage d’habitants au vélo. « On veut que les gens comprennent que le vélo est parfois beaucoup plus agréable et pratique que la voiture. On est moins stressé, on prend le temps de discuter avec ses enfants sur le trajet de l’école. Et une fois qu’ils sont montés sur un vélo, ils ne veulent plus remonter en voiture. Le seul inconvénient, c’est la pluie », sourit l’élu.
La ville ne compte pas s’arrêter là. Elle envisage la création d’une voie verte le long de la N118, qui pourrait notamment être empruntée par le « Castor Express », tout en essayant de faire progresser sa note au baromètre des villes cyclables de la Fédération Française des Usagers de la Bicyclette (FUB).
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