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La version finale du texte, décrit par les médias locaux comme « la loi des burqas », interdit le port de vêtements destinés à dissimuler le visage ou empêcher son identification dans les espaces publics.

Le président portugais Antonio José Seguro, au Miami Stadium de Miami Gardens (Floride, Etats-Unis), le 27 juin 2026. Le président portugais Antonio José Seguro, au Miami Stadium de Miami Gardens (Floride, Etats-Unis), le 27 juin 2026.

Le président portugais, Antonio José Seguro, a promulgué une loi votée à l’initiative de l’extrême droite interdisant la dissimulation du visage en public, et qui dans la pratique cible les femmes musulmanes portant le voile intégral.

« Le visage doit être considéré comme un élément central de l’identité et de la communication humaines », a expliqué le chef de l’Etat dans un communiqué publié mardi 18 août.

L’ancien secrétaire général du Parti socialiste (2011-2014), élu président face au leader d’extrême droite André Ventura en février, a toutefois reconnu qu’il s’agissait d’un sujet « de grande sensibilité sociale et culturelle ».

Amendes entre 150 et 3 000 euros

La version finale du texte, décrit par les médias locaux comme « la loi des burqas », a été adoptée par le Parlement en juillet avec les voix de la coalition gouvernementale de droite et d’extrême droite, tandis que les partis de gauche ont voté contre.

La loi interdit le port de vêtements destinés à dissimuler le visage ou à empêcher son identification dans les espaces publics, ainsi que toute contrainte imposant à une personne de se couvrir le visage pour des motifs liés notamment au genre, à la religion, à l’âge ou à l’origine.

Les contrevenants s’exposent à des amendes comprises entre 150 et 3 000 euros. Des dérogations sont prévues notamment pour des raisons de santé, des motifs professionnels, artistiques ou climatiques, ainsi que dans les lieux de culte, les représentations diplomatiques et les avions.

Le Monde avec AFP