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Le Brent repasse au-dessus des 100 dollars, pendant que les prix à la pompe accélèrent déjà.
Le gazole frôle désormais les 2,36 euros
Au 16 septembre 2026, le gazole atteint en moyenne 2,358 euros le litre en France. C’est près de 5,9 centimes supplémentaires en seulement sept jours.
Le SP95-E10 monte de son côté à 2,153 euros le litre, soit environ 2,1 centimes de plus sur la même période.
Pour un plein de 50 litres de diesel, la facture moyenne approche donc désormais 118 euros. La hausse de la dernière semaine représente à elle seule près de 3 euros supplémentaires par passage à la pompe. Pas encore de quoi vendre la voiture, mais suffisamment pour recommencer à regarder nerveusement le panneau des prix avant d’entrer dans la station.
Arabie saoudite et Libye : le pétrole sous pression
Le problème pourrait ne pas s’arrêter là. Mardi 15 septembre, le Brent est monté jusqu’à environ 109 dollars le baril avant de revenir autour de 108 dollars mercredi matin.
Cette poussée intervient après la suspension des chargements de pétrole au port saoudien de Yanbu, conséquence de l’arrêt du stratégique oléoduc Est-Ouest.
Au même moment, les opérations ont été suspendues sur trois sites pétroliers libyens. Deux problèmes qui arrivent au moment idéal pour tous ceux qui trouvaient encore leur plein trop abordable.
Si ces perturbations se prolongent, le marché pourrait rester sous tension. Et une hausse durable du brut finit généralement par se transmettre, avec un certain délai, jusqu’aux stations françaises.
⛽🇫🇷ANALYSE — D’après mes projections à travers 3 hypothèses (détail plus bas), le gazole pourrait atteindre 3,25 € le litre dès décembre !
L’Arabie saoudite a fermé vendredi l’oléoduc Est-Ouest après des frappes de drones. Les chargements à Yanbu sont suspendus, plusieurs… pic.twitter.com/ICmDcWLYl9
— Tribune Populaire🌐 (@TribunePop23) September 15, 2026
Les 3 euros le litre, vraiment ?
À 2,358 euros en moyenne, le gazole devrait encore prendre environ 64 centimes pour atteindre 3 euros, soit une hausse supplémentaire d’un peu plus de 27 %.
Le passage à 3 euros n’est donc ni automatique ni imminent sur la seule base d’un Brent autour de 108 ou 109 dollars. Entre le pétrole brut et le prix affiché à la pompe interviennent le raffinage, le transport, le taux de change euro-dollar, les marges des distributeurs et la fiscalité.
En revanche, si les problèmes d’approvisionnement en Arabie saoudite et en Libye s’installent, ou si de nouvelles routes pétrolières sont perturbées, une nouvelle hausse des carburants devient parfaitement crédible.
Pas de pénurie nationale pour l’instant
Autre nuance importante : la France ne connaît pas, à ce stade, de pénurie généralisée. Le site officiel des prix des carburants indiquait encore que 90 % des stations ne rencontraient aucune difficulté d’approvisionnement au 15 septembre au matin.
Le problème immédiat se trouve donc davantage sur le ticket de caisse que dans les cuves vides. En Espagne le litre de SP 95 est d’environ 1,90 €/litre (tarif au 16 septembre 2026). La TVA espagnole est de 10 %. En France, outre des taxes fixes, la TVA s’élève à 20 %.
Les 3 euros ne sont pas annoncés pour demain matin. Mais avec un gazole déjà au-dessus de 2,35 euros et un marché pétrolier de nouveau secoué, la question n’a plus tout à fait la même allure qu’il y a quelques semaines.
Pour l’automobiliste, la bonne nouvelle tient finalement en peu de chose : le chiffre 3 reste encore derrière la virgule. Pour l’instant.


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