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Le président du Sénat Gérard Larcher a effectué un signalement auprès de la procureure de la République de Paris à l'encontre de la sénatrice Christine Herzog.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 17:06 | mis à jour aujourd'hui à 17:06 - Temps de lecture :
L'affaire concernant la sénatrice Christine Herzog, sévèrement sanctionnée mi-juillet par la chambre haute, qui l'accuse de harcèlement et craint un potentiel détournement de fonds publics, prend une tournure judiciaire. Comme l'a révélé vendredi Le Républicain Lorrain, le président du Sénat Gérard Larcher a effectué un signalement auprès de la procureure de la République de Paris à l'encontre de la parlementaire de Moselle.
Le 16 juillet, Christine Herzog, qui siège au groupe Union centriste, a été exclue du Palais du Luxembourg pendant 15 jours de séance publique et privée de l'essentiel de ses indemnités de sénatrice pendant six mois. Soit une perte de salaire totale d'environ 32 000 euros, selon un responsable du Sénat. Cette « censure avec exclusion temporaire » est la sanction la plus lourde prévue par le règlement de la chambre haute. La procédure disciplinaire du Sénat indique notamment qu'elle « a laissé sciemment son compagnon exercer une autorité de fait sur ses collaborateurs parlementaires », et que cet homme a « bénéficié des moyens du Sénat » pour collecter « des parrainages électoraux » dans le passé.
Sur Facebook, Christine Herzog « conteste catégoriquement les accusations », promettant « l'heure de vérité ». Dans son message publié le 26 juillet, elle assure n'avoir « pas détourné un centime d’argent public ». « Je conteste également les accusations de harcèlement moral portées contre moi. Elles trouvent leur origine dans un différend salarial avec une collaboratrice, dont la version des faits est très différente de la mienne », ajoute-t-elle.


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