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  • Braun-Pivet : « On peut regretter » la minute de silence pour Quentin Deranque

Une minute de silence avait été observée le 17 février dans l'hémicycle du Palais Bourbon, cinq jours après l'agression mortelle de Quentin Deranque à Lyon.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 11:11 | mis à jour aujourd'hui à 11:15 - Temps de lecture :

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Une volte-face ? La présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a estimé ce mercredi qu'« on peut regretter » la minute de silence observée en février par les députés après la mort violente du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque.

« Lorsqu'on regarde le profil de Quentin Deranque, effectivement, si on avait su à ce moment-là qu'il avait ce profil-là, je pense que probablement que la décision n'aurait pas été la même. Et que nous ne l'aurions pas faite », a déclaré Yaël Braun-Pivet sur Sud Radio.

« Je pense qu'aujourd'hui on peut regretter d'avoir eu cette minute de silence compte tenu du personnage », a-t-elle ajouté. « Maintenant, ce que nous ne pouvons pas regretter, c'est la condamnation de la violence en politique. »

Une minute de silence avait été observée le 17 février dans l'hémicycle du Palais Bourbon, cinq jours après l'agression mortelle de Quentin Deranque.
La présidente de l'Assemblée nationale a rappelé qu'il s'agissait alors d'une décision collective après une demande formulée par le président du groupe UDR, Eric Ciotti, allié au Rassemblement national. « Les onze présidents de groupe ont accepté de faire cette minute de silence », a-t-elle souligné.

La minute de silence observée à l'Assemblée nationale le 17 février. Photo Sipa/Isa Harsin

La minute de silence observée à l'Assemblée nationale le 17 février. Photo Sipa/Isa Harsin

Précédemment « choquée »

Début mars, Yaël Braun-Pivet s'était déjà dite « choquée » après la révélation par Mediapart de messages racistes ou antisémites écrits par Quentin Deranque.
Le meurtre de Quentin Deranque à Lyon, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan, a entraîné un déferlement de critiques sur le mouvement d'ultragauche de la Jeune Garde, fondé par le député LFI Raphaël Arnault et dont plusieurs membres sont mis en cause par la justice. Yaël Braun-Pivet a redit ne pas avoir « le pouvoir d'empêcher Raphaël Arnaud de revenir siéger dans l'hémicycle ». « En revanche, je trouve que, à titre personnel, moral, il est difficile de représenter la Nation » dans son cas, a-t-elle jugé.

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