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Police Cameroun. Deux arrêtés signés le 15 juillet 2026 viennent bousculer les rangs de la sûreté nationale avec l’intégration de 63 anciens élèves-inspecteurs et le recrutement de deux stagiaires. Dans une rédaction à Yaoundé, la réaction tombe, presque fatiguée : « Donc il y avait des gens formés qu’on n’avait pas encore intégrés ? ». La remarque fait sourire, mais elle pique quand même un peu.
Deux décisions qui redistribuent les cartes
Les textes portent les numéros 0524 et 0525/CAB/PR. Ils sont signés par le président de la République et contresignés par le ministre d’État Ferdinand Ngoh Ngoh. Sur le papier, tout est carré.
Le premier acte concerne deux nouveaux inspecteurs de police stagiaires. Des recrutements classiques, issus de concours administratifs. Rien d’exceptionnel, ou presque.
Mais c’est le second arrêté qui attire l’attention. Il acte l’intégration et le reclassement de 63 anciens élèves-inspecteurs de police. Soixante-trois. Le chiffre fait mal, parce qu’il suggère qu’un stock existait déjà, formé, mais en attente de positionnement réel dans les effectifs.
La liste est longue, détaillée, avec noms, matricules et ancienneté. Certains profils affichent plus de 10 ans de service ou d’ancienneté administrative, ce qui intrigue. Et même un peu.
On comprend que ces agents étaient déjà dans le système, d’une certaine manière. Mais pas totalement reconnus dans leur statut.
Une régularisation qui pose des questions
Mais cette décision va au-delà d’un simple mouvement administratif. Elle met en lumière un fonctionnement interne que beaucoup soupçonnaient déjà, sans toujours pouvoir le prouver.
Le truc, c’est que dans les forces de sécurité, les questions de carrière et de reclassement traînent souvent. Et quand une régularisation massive arrive d’un coup, ça interroge forcément.
On ne sait pas encore ce qui a accéléré la procédure. Peut-être une mise à jour administrative, peut-être une pression interne, ou simplement un alignement des dossiers restés en attente depuis des années, parfois plus d’une décennie pour certains cas.
C’est un signal fort, oui. Difficile de ne pas y voir une tentative de remettre de l’ordre dans la gestion des ressources humaines de la police.
Et puis, il y a l’impact terrain. Plus d’agents officiellement reconnus, mieux positionnés, c’est aussi une chaîne de commandement plus lisible. En théorie.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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