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Un résident de Moncton atteint de la maladie de Parkinson s’est trouvé une méthode peu commune pour ralentir ses effets et amasser des fonds pour la recherche. Jean-François LeBlanc pilote un avion de manière virtuelle.
Assis dans sa chaise d’ordinateur derrière plusieurs moniteurs, il lance les moteurs pour se préparer au décollage.
Cette session passée dans le cockpit est moins longue que celles qu’il s'apprête à vivre dans quelques jours.
Jean-François LeBlanc va entreprendre un tour du monde depuis son sous-sol. Il a prévu 21 arrêts, qui lui permettront de manger, dormir et faire de l’activité physique, sur au moins cinq jours, selon les conditions météorologiques.
C’est une thérapie, parce que ça me fait penser à autre chose. Je suis moins focuser sur le négatif, dit-il.
Ce voyage lui permet aussi de faire des levées de fonds pour aider ceux et celles atteints de la maladie de Parkinson à participer à des rencontres et à des échanges.
Un diagnostic à 41 ans
Jean-François LeBlanc a reçu son diagnostic en septembre 2025, alors qu’il n’avait que 41 ans.
C’est sûr que je l’ai su, moi et mon épouse Céline, on était vraiment sous le choc, très émotionnels. Ça fait de la peine, dit-il.
Le résident de Moncton ne s’attendait pas à un tel diagnostic, même si certains symptômes étaient apparus quelques années plus tôt, quelques semaines en fait après un accident de voiture.
J’ai commencé à avoir des tremblements, des [maux] dans les muscles, dit Jean-François LeBlanc.
À 42 ans aujourd’hui, il emploie plusieurs moyens pour ralentir le progrès de cette maladie, pour laquelle il n’existe pas de remède.
L’activité physique, comme la marche et la musculation, fait partie des moyens.

Jean-François LeBlanc pratique la musculation pour demeurer actif.
Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani
Il ne faut pas que j’arrête de bouger, pas juste les muscles, mais le cerveau aussi. Il faut que je pense toujours à faire des choses pour faire travailler le cerveau dans le fond, dit-il.
En plus de la lecture, il passe donc un certain temps par jour à piloter virtuellement un avion depuis plusieurs mois.
C’est un ami qui lui a parlé de cette activité, sur laquelle il savait bien peu de choses avant de se lancer.
Une rencontre avec Michael J. Fox
L’acteur canadien Michael J. Fox, célèbre notamment pour son rôle dans les films de la série Retour vers le futur, est devenu une figure emblématique de la maladie de Parkinson. L’acteur en souffre lui-même.
Après avoir ressenti de premiers symptômes, mais sans savoir qu’il s'agissait de cette maladie, Jean-François LeBlanc a pu, avec certains membres de sa famille, le rencontrer à Philadelphie, en Pennsylvanie.
L’année suivante, là, j’ai su que j’avais du Parkinson. Pour moi, c’était de valeur, parce que j’aurais aimé lui parler à propos de son cheminement du Parkinson, mais j’ai pas eu cette opportunité-là, dit-il.

Jean-François LeBlanc aurait aimé pouvoir parler à Michael J. Fox de sa maladie, mais son diagnostic est tombé un an après sa rencontre.
Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani
Mais, s’il n’a pas pu recevoir de conseils de l’acteur, Jean-François LeBlanc va prêter main-forte à sa fondation.
L’acteur a prêté son nom à une fondation qui amasse des fonds pour la recherche sur la maladie de Parkinson.
Cette fondation et Parkinson Canada recevront les dons amassés par Jean-François LeBlanc pour ses tours du monde, puisque son périple ne se limitera pas à son voyage qui doit débuter le 5 juillet.
Il doit se lancer dans un exercice semblable à partir du 1er septembre également.
Avec les informations de Babatundé Lawani


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