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Même s’il est déçu du dénouement, le fondateur du Grand Défi qui porte son nom, Pierre Lavoie, comprend la décision de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) d’abandonner son projet de complexe aquatique sans soutien de la Ville de Saguenay.
Le maire de Saguenay, Luc Boivin, a mentionné que l’état des finances actuelles de Saguenay préconisait plutôt le maintien d’infrastructures existantes plutôt que la construction de nouveaux bâtiments.
Saguenay, je trouve ça décevant, et pour l’université, ça prend un soutien de la Ville. C’est l’un des critères du PAFIRSPA. Il faut vivre avec ça. J’étais à la piscine hier [mercredi] et on nageait, et il y en a plein qui m’ont dit qu’ils vont aller rester à Québec parce que c’est à Québec que ça se passe maintenant…, a réagi le triathlète Pierre Lavoie.
Ce dernier avait d’ailleurs reçu un mandat de la Ville en août dernier pour trouver du financement pour la construction de nouvelles infrastructures sportives à Saguenay. Cette mission a pris fin à la suite de l’élection de Luc Boivin.
Le projet de complexe aquatique de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) semble connaître le même sort que celui du nouvel amphithéâtre pour remplacer le Centre Georges-Vézina.
En 2024, le projet était évalué à 42 millions de dollars. Il comprenait notamment deux bassins, soit un chaud et un froid, pour satisfaire les nageurs les plus aguerris et les jeunes familles.
Une bonne décision, selon le PQ
Invitée à réagir, la députée de Chicoutimi, Marie-Karlynn Laflamme, estime que l'institution a pris la bonne décision, elle qui défendait pourtant ce projet lorsqu’elle était à l’emploi de l’UQAC.

La députée de Chicoutimi, Marie-Karlynn Laflamme.
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Je pense qu’ils ont fait le bon choix. On connaît quand même l’état précaire des finances de l’université. Ce choix-là, clairement, c’est pour se recentrer sur ses missions premières, c’est-à-dire l’enseignement et la recherche. Même si le PAFIRSPA pouvait donner jusqu’à 20 millions de dollars, il y avait quand même un impératif d’aller chercher de l’argent ailleurs, a expliqué la députée du Parti québécois.
Selon Marie-Karlynn Laflamme, c'est à la Ville de Saguenay de décider si le projet de nouvelle piscine intérieure est encore nécessaire.
Est-ce que la Ville considère que c’est encore nécessaire? C’est à la Ville d’orienter ce type de décision et non pas à l’université qui était plutôt un partenaire, a dit la députée péquiste.


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