Quand on tape «Mathilde Forget» dans un moteur de recherche, on découvre pour l’autrice française au moins deux homonymes, une coach de vie et une joaillière. La première option ne la rebute pas, elle dont l’œuvre s’applique – depuis la parution de son premier livre en 2019, A la demande d’un tiers – à sonder la souffrance psychique et différentes formes de violences: «Avec de pareilles obsessions, oui, j’aurais pu considérer le métier de psychologue», reconnaît sobrement l’autrice depuis son appartement parisien.
Quid de la joaillerie? En sweat à capuche gris devant l’écran de son ordinateur, Mathilde Forget ne porte qu’un seul bijou apparent: une alliance dorée qui ceint son annulaire gauche, comme la preuve discrète et formelle de l’histoire d’amour qu’elle décrit dans son troisième et dernier roman, Certaines fièvres échappent au mercure.


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