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DÉCRYPTAGE – Découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction lors de la victoire de Toulon à Perpignan, samedi soir à Aimé-Giral, lors de la 8e journée du Top 14.
TOPS
Kpoku l’antihéros
L’histoire en vaut le détour. Entré en jeu en seconde période (57e), à la place de Swan Rebbadj, Junior Kpoku a été l’élément central de la fin de match haletante entre l’USAP et le RC Toulon, qui a vu les Varois l’emporter à la sirène, samedi soir à Aimé-Giral (24-25), lors de la 8e journée du Top 14. À peine sorti du banc, le jeune deuxième ligne de 21 ans a reçu un carton jaune dix minutes plus tard pour un plaquage jugé déloyal par l’arbitrage vidéo, laissant son équipe à 14 contre 15 alors qu’elle avait encore le score en main, face à des Catalans qui jetaient leurs dernières forces dans la bataille. Et patatras…
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Le RCT encaisse coup sur coup deux essais et voit la victoire lui échapper peu à peu dans le ciel d’Aimé-Giral. Mais alors que ses partenaires sont menés de quatre points, Kpoku fait son retour sur la pelouse à quelques secondes du coup de sifflet final, avant… de venir aplatir le ballon de la victoire dans l’en-but de Perpignan, à l’issue d’un maul porté dévastateur, sur l’ultime action de la partie ! Digne des plus grandes rédemptions du 7e art !
RCT 2.0
C’est simple : depuis le départ de Pierre Mignoni, début octobre, Toulon est invaincu et l’a même emporté pour la première fois de la saison à l’extérieur, signant ainsi une troisième victoire consécutive toutes compétitions confondues. Qui plus est, face à une équipe qui n’avait jusque-là connu que la victoire devant ses supporters... La dernière fois que les joueurs de la rade s’étaient imposés loin de Mayol en championnat ? Le 18 avril dernier, à Montauban.
Moins de maladresses, moins d’indiscipline, mais davantage d’efficacité et de robustesse : les Varois semblent enfin avoir tiré les leçons des dernières saisons. Ces nombreux défauts et lacunes chroniques, qui leur faisaient tant de tort depuis de longs mois, notamment en déplacement, semblent s’estomper au fil des semaines. Enfin la renaissance pour le club de la rade ? Ce dernier avait besoin d’un changement majeur après plusieurs années de stagnation et de déceptions. L’éviction de Mignoni semble avoir sonné le glas d’un cycle qui appelait un nouvel élan, de nouveau insufflé par Franck Azéma.
Gigashvili admirable
Le pilier géorgien confirme qu’il traverse une période particulièrement faste. Déjà marqueur face à Pau lors de la semaine passée, Beka Gigashvili a une nouvelle fois répondu (plus que) présent à Aimé-Giral. Précieux dans les zones de combat, il a notamment récupéré deux ballons au sol dans le premier acte. Le second grattage a d’ailleurs été particulièrement salvateur : alors que les Catalans se trouvaient à cinq mètres de l’en-but toulonnais, le droitier a réussi à arracher le ballon pour permettre aux siens de se libérer. Mais son apport ne s’est pas limité à cet exercice. Auteur de 11 plaquages réussis sur 13 tentés en 51 minutes, le numéro 3 varois a également pesé en défense et affiché sa puissance en mêlée. Sur tous les fronts.
Forner en pétard
L’ailier perpignanais est en feu ! En pleine confiance et convoqué à Marcoussis pour préparer le Championnat des nations, Théo Forner a confirmé son excellente forme du moment en inscrivant, déjà, son sixième essai de la saison dans les dernières minutes (76e). Une réalisation qui semblait alors offrir la victoire à l’USAP, avant que le scénario ne bascule. Mais le rugby peut être cruel. Sacré champion olympique à VII lors des JO de Paris en 2024, le Catalan de 25 ans poursuit son ascension fulgurante. L’année de la révélation en Top 14 ?
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Garbisi pas sentimental
L’ouvreur italien, arrivé de la rade à Perpignan cet été, a brillé pour ses retrouvailles avec son ancien club. En effet, Paolo Garbisi est allé aplatir le premier essai de son équipe à la demi-heure de jeu, comme un grand, après une interception fatale sur une passe toulonnaise. Une anticipation qui a pris de vitesse la défense varoise, incapable de rattraper le Transalpin. Il s’agit de son deuxième essai cette saison, lui qui retrouve peu à peu de sa superbe sous le maillot catalan.
L’ogre Tuilagi
Titularisé pour la première fois de la saison, le colosse perpignanais Posolo Tuilagi (1,92 m, 145 kg) n’a pas fait dans le détail. Le massif deuxième ligne de l’USAP, remplacé en seconde période, a soigné sa première sortie de la saison avec trois plaquages réussis sur trois et cinq défenseurs battus au compteur, dont un énorme tampon sur Jérémy Sinzelle dans le premier acte ! À seulement 22 ans, l’international français est déjà une véritable force de la nature. Dans le camp adverse, certains pères de famille, âgés de dix ans de plus, voire davantage, en ont fait les frais. Édifiant.
FLOPS
L’Usap avant Noël
Des cadeaux et des opportunités enterrées. Face à Toulon, l’Usap a réussi à galvauder pas moins de quatre touches, dont plusieurs dans le camp varois. Les deux coup sur coup, à l’heure de jeu, alors que les locaux poussaient pour inscrire un deuxième essai, ont notamment coûté cher. Très cher. Gâté, ce RCT.
Aimé-Giral grimace
Imprenable depuis le début de saison, l’antre de l’Usap est tombé in extremis face à Toulon. Une première déconvenue, particulièrement cruelle, qui sera difficile à encaisser pour les locaux, au vu de leur bonne prestation dans l’ensemble. Tout n’est pas à jeter du côté catalan, loin de là. Mais les joueurs de Laurent Labit vont devoir rapidement renouer avec la victoire à domicile et instaurer une nouvelle dynamique. Car, sans un Aimé-Giral souverain, Perpignan luttera pour son maintien, comme lors des saisons précédentes. Et, cette fois-ci, ce n’est pas l’objectif.


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