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Paul St-Pierre Plamondon s’arrête à Drummondville

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ÉLECTIONS. En ce jour 2 de la campagne électorale provinciale, le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a fait deux arrêts à Drummondville.

Le chef péquiste est d’abord allé prendre une bouchée au café de Rose Drummond en compagnie des deux candidats locaux, Charles Page (Drummond-Bois-Francs) et Natalie Bisaillon (Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie), profitant de l’occasion pour échanger avec quelques militants. Il s’est ensuite dirigé vers le Manoir Trent, peu après 13 h 30, pour une mêlée de presse.

Avant même qu’il ne descende de l’autobus de campagne, Winston, le chien Corgi – le préféré de la royauté, a attiré les regards en sortant du véhicule.

«Il est l’heureux compagnon de l’un des membres de l’équipe, il va faire campagne avec nous. On l’adore, c’est un chien intelligent, il te regarde toujours avec un air semi-insatisfait», a lancé M. St-Pierre Plamondon en rigolant.

Le chef péquiste a ensuite pris le temps de saluer quelques militants et curieux, en plus de tenter deux lancers au disque-golf avec des joueurs qui se trouvaient sur place.

On peut apercevoir à l’arrière-plan les candidats Natalie Bisaillon et Charles Page. (Photo : Ghyslain Bergeron)

Le dossier de Northvolt ainsi que ses annonces faites ce matin concernant l’abolition du Fonds de développement économique, la baisse de l’impôt des entreprises et la réduction de la paperasse et de la bureaucratie ont occupé la majeure partie de cette activité médiatique d’une vingtaine de minutes de sorte que peu de temps a été consacré aux enjeux locaux.

L’Express a néanmoins pu l’interroger sur les solutions à court et moyen termes afin d’éviter que les gens aient à continuer de se déplacer à l’extérieur pour recevoir des soins et des services spécialisés.

«Si vous avez suivi la partielle dans Arthabaska, on a déjà plaidé pour une réorganisation des régions sociosanitaires, a-t-il répondu d’entrée de jeu. En effet, il y a des personnes âgées qui m’en parlaient ce matin : se rendre à Trois-Rivières, pour elles, ce n’est pas évident. Donc, sur ce point, on s’est déjà engagés.»

Le chef du PQ a également évoqué la structure administrative du réseau de la santé.

«C’est normal qu’il manque des fonds pour des services directs à la population quand on sait que la réalité, c’est qu’on a augmenté de 900 le nombre total de gestionnaires qui gèrent le système de santé. Il faut réduire cette structure-là en quelque chose de plus simple dans l’espoir que chaque dollar économisé en ce sens-là devienne des services concrets à la population.»

Il a néanmoins laissé entendre que d’autres propositions de son parti seraient dévoilées au cours de la campagne.

«Évidemment, pour plusieurs personnes qui ont payé leurs impôts pendant plusieurs années, la question fondamentale c’est qu’au terme de tout ça, est-ce qu’elles vont obtenir le service quand elles en auront besoin? Le Parti québécois aura une réflexion et plusieurs propositions. Laissez-nous faire la campagne et on va revenir là-dessus.»

Par ailleurs, Paul St-Pierre Plamondon a assuré que son parti ne reculera pas sur l’engagement du futur hôpital «qui est déjà là et nécessaire.»

Un bilan à défendre

Paul St-Pierre Plamondon a également affirmé que la campagne devait notamment servir à dresser le bilan du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ).

«C’est normal, car ça fait huit ans de caquisme (…) J’espère que nous pourrons avoir un véritable débat sur ce qui est arrivé avec Northvolt, mais aussi avec Nemaska [Lithium], SAAQclic et aussi avec Flying Whales, Taïga et Lion électrique. Et qu’on voie clairement quelles sont les offres politiques de chaque parti pour que les gens puissent faire un choix éclairé.»

Selon lui, le fait de dresser le bilan du gouvernement ne constitue pas de la politique négative.

«Ce n’est pas de la politique négative que de faire le bilan des décisions du gouvernement et de présenter comment nous on va faire les choses différemment», croit celui qui est également député de la circonscription de Camille-Laurin à l’Assemblée nationale.

Un chef «inspirant»

Se disant souverainiste depuis son plus jeune âge, Natalie Bisaillon affirme se reconnaître dans les valeurs défendues par le Parti québécois.

«Pour moi, le PQ représente la possibilité d’avoir le contrôle sur le Québec. On a tout le talent, toutes les ressources et les capacités de prendre nos propres décisions. Ça me rejoint», a-t-elle exprimé à L’Express.

Pour la candidate dans Marie-Lacoste-Gérin-Lajoie, Paul St-Pierre Plamondon est un homme politique «extrêmement inspirant».

«Je viens du milieu des affaires, alors c’est important d’avoir un leader qui inspire, quelqu’un qui a des convictions et qui connaît ses dossiers et orientations. Je le découvre chaque jour et je le trouve extraordinaire. C’est un bon leader pour rallier les troupes.»

Le candidat dans Drummond-Bois-Francs, Charles Page, partage également cette confiance envers son chef.

«C’est quelqu’un d’une intelligence jamais rencontrée. J’ai beaucoup de respect pour lui, pour ce qu’il incarne ainsi que pour le projet qu’il porte et sa vision pour le Québec. Surtout, il m’inspire confiance. J’ai confiance aussi en l’équipe économique de très haut niveau, outillée pour faire face aux enjeux, dont les tarifs douaniers.»

Ancien député du Parti québécois dans Drummond de 1994 à 2007, Normand Jutras était également sur place pour accueillir le chef péquiste.

Normand Jutras. (Photo : Ghyslain Bergeron)

«Je l’aime beaucoup. C’est quelqu’un de rigoureux, de solide, qui connaît ses dossiers. Je pense qu’on va aller loin avec lui et qu’il sera un bon premier ministre. Ce n’est pas un gars de fling flang : il donne l’heure juste que ça plaise ou non et c’est ce qui me plaît de ce bonhomme-là», a-t-il confié.

Quant à la souveraineté, M. Jutras espère toujours la voir se concrétiser.

«Il va falloir que les Québécois comprennent que dans le régime fédéral actuel, on s’en va à notre perte. L’histoire le prouve. C’est un régime qui ne nous sert pas, il nous dessert, de sorte que notre poids s’amenuise continuellement», a soutenu celui qui est le représentant du PQ auprès du directeur de scrutin des deux circonscriptions de Drummondville.

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