NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Il n’y a aucun lien en Nouvelle-Écosse entre la vente non réglementée de cannabis et la traite d’êtres humains, indiquent les deux principaux corps policiers de la province.
Ils contredisent ainsi le premier ministre néo-écossais Tim Houston et son ministre de la Justice, Scott Armstrong, qui ont tous deux lié ces deux activités à plusieurs reprises dans leurs déclarations publiques durant le mois de décembre.
Dans une récente entrevue, le surintendant Jason Popik, de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en Nouvelle-Écosse, a déclaré que selon lui, la traite de personnes et le cannabis vendu illégalement sont de sérieux problèmes en Nouvelle-Écosse mais qu’il n’a constaté aucune preuve selon laquelle ces deux phénomènes seraient reliés.

Le surintendant Jason Popik, de la GRC, est l'officier responsable du district du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Je n’en ai jamais entendu parler, a déclaré le surintendant Popik. Je n’ai jamais vu de lien entre la traite de personnes et la marijuana.
Dans une déclaration, la Police régionale d’Halifax écrit qu’elle n’enquête sur aucun dossier où la traite de personnes et la vente non réglementée de cannabis sont liées.
Le PM se défend d'avoir dit ce qu'il a dit
Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a démenti qu'il a associé ces deux questions, bien que les déclarations publiques de Tim Houston et de Scott Armstrong prouvent le contraire.
Dans une déclaration écrite du bureau du premier ministre, l’attachée de presse Catherine Klimek affirme que Tim Houston n’a jamais directement lié la traite de personnes aux dispensaires illégaux et qu’il aurait plutôt dit que les dispensaires illégaux sont une source de revenus pour le crime organisé, donc une façon de financer d’autres crimes.
Le ministère de la Justice a envoyé la même déclaration en réaction aux propos du procureur général et ministre de la Justice, Scott Armstrong.
Questionné par les médias le 11 décembre dernier, le premier ministre Tim Houston avait affirmé la chose suivante : Où est-ce que tout le monde pense que l'argent va? a-t-il dit. Je vais lire un article dans les médias traditionnels sur cette situation terrible, celle de la traite d'êtres humains. Et c’est affreux. C'est affreux, ce qui se passe avec la traite d'êtres humains dans la province et à travers le pays.

Scott Armstrong est procureur général et ministre de la Justice de la Nouvelle-Écosse. (Photo d'archives)
Photo : Dave Laughlin/CBC
Ce jour-là, Scott Armstrong a répondu à des questions des médias immédiatement après le premier ministre. Alors que la discussion portait sur le cannabis, il a évoqué le supposé taux très élevé de traite de personnes en Nouvelle-Écosse.
Le ministre Armstrong a poursuivi en disant qu’un des objectifs de cette répression de la vente non réglementée de cannabis était d'empêcher que les recettes ne tombent entre les mains du crime organisé, qui les utilise pour d'autres activités sinistres, comme la traite d'êtres humains.
Une semaine plus tôt, le 4 décembre 2025, dans un communiqué (nouvelle fenêtre) du ministère de la Justice, le gouvernement néo-écossais avait aussi affirmé, sans preuve à l'appui, que les dispensaires illégaux de cannabis créent des occasions pour le crime organisé, pour le blanchiment d'argent et même pour la traite de personnes.
Sur le terrain, un organisme qui vient en aide aux survivants de la traite de personnes et de l’exploitation sexuelle dit que ses travailleurs de première ligne ne constatent aucun lien avec la vente non réglementée de cannabis.
Les gens qui font le trafic de drogues illégales sont souvent aussi impliqués dans la traite de personnes, a affirmé Miia Suokonautio, cheffe de la direction du YWCA Halifax.
Cependant, en ce qui concerne le cannabis ou la marijuana, ce n’est pas quelque chose que nous avons vu, a-t-elle dit.

Miia Suokonautio est cheffe de la direction du YWCA Halifax. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Galen McRae
Bien qu’elle juge essentiel que la question de l’exploitation sexuelle soit abordée, elle pense que le gouvernement embrouille les questions.
Si on veut réellement agir contre la traite de personnes, nous préférerions qu'il y ait plus d’aide consacrée aux questions de pauvreté, de protection de l’enfance, de l’isolement rural et du transport, de repérage et d’intervention précoce ainsi que de soutien financier aux familles à faible revenu, déclare Miia Suokonautio.
C’est la deuxième fois en moins d’un mois que la police en Nouvelle-Écosse contredit le premier ministre provincial.
Malgré ce que Tim Houston avait insinué en décembre, il n’y a jamais eu de fentanyl détecté dans du cannabis vendu illégalement en Nouvelle-Écosse, ont confirmé la GRC et la Police régionale d’Halifax.
D’après le reportage de Taryn Grant (CBC) et avec des renseignements de La Presse canadienne


4 month_ago
36



























.jpg)






French (CA)