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Pas de laboratoire de décomposition humaine face à l’opposition des résidents

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La Ville de Kingsville, dans le sud-ouest de l’Ontario, rejette le projet de création d’un laboratoire de décomposition humaine sur les terrains de cette municipalité. Le laboratoire extérieur aurait permis d’étudier la décomposition des corps humains dans la nature afin de contribuer à la recherche scientifique et à celle des forces de l’ordre.

Selon les scientifiques, ce laboratoire permettrait de mettre au point de meilleures méthodes pour retrouver, récupérer et identifier les restes humains ou encore pour déterminer la date et les circonstances des décès.

Dennis Rogers.

Le maire de Kingsville, Dennis Rogers, a recommandé au conseil municipal de ne pas donner suite à la proposition de projet de laboratoire de décomposition humaine dans sa municipalité.

Photo : Radio-Canada

Ce projet était porté par la Dre Shari Forbes, chercheuse scientifique médico-légale à l’Université de Windsor. Elle a ouvert une installation similaire au Québec, la seule du genre au Canada.

Nous soutenons les données scientifiques. Nous sommes d’accord pour dire que ce projet doit aller de l’avant, [mais] malheureusement, il ne convenait pas à notre communauté, a expliqué le maire de Kingsville, Dennis Rogers, lors du conseil municipal lundi.

Je pense que c’était tout simplement difficile pour notre petite communauté de se rallier à ce projet.

 Nous avons dû prendre de nombreuses décisions difficiles durant ce mandat, mais je peux vous dire que celle-ci est sans précédent compte tenu de l’ampleur de l’opposition des [résidents] que j’ai rencontrée, a-t-il ajouté.

Selon le maire, ce projet avait suscité une vive opposition des résidents. Certains craignaient que le site n’attire des mouches et ne dégage des odeurs nauséabondes dans la communauté.

L’emplacement proposé se trouvait dans un boisé privé aux limites de la ville, à un kilomètre de la route d’accès la plus proche, selon les informations publiées sur le site Web de la Ville.

Le maire Rogers a précisé qu’il n’avait pas l’intention de révéler l’emplacement initialement prévu, même si la Ville a finalement renoncé au projet.

Il aurait compris des clôtures opaques, des caméras de surveillance et des patrouilles de police.

L’installation extérieure prévoyait accueillir de cinq à dix corps par an.

Le maire Rogers a ajouté que le conseil est toujours libre de soumettre des points à l’ordre du jour ou de revoir ses décisions.

 Je suis de ceux qui disent qu’il ne faut jamais dire jamais, mais nous sommes passés à autre chose, conclut-il.

Au moment où nous écrivions cet article, l’équipe de l’Université de Windsor qui avait amorcé ce projet n’avait pas encore répondu à notre demande d’entrevue en guise de réaction à ce refus du conseil municipal d’abriter ce laboratoire à ciel ouvert.

Avec les informations de Bob Becken et de Heather Kitching, CBC News

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