NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Jusqu'à nouvel ordre, les détenus des prisons du Québec ne pourront plus suivre de thérapie contre la dépendance à la Maison Carignan de Trois-Rivières. Faute de financement provincial, cet organisme d’aide aux toxicomanes ne peut plus assumer les frais d'hébergement.
Le ministère de la Sécurité publique (MSP) ne payera plus pour les résidents qui sont sous sa juridiction, soit les détenus ou les personnes sous libération conditionnelle.
Pour la Maison Carignan, la contribution financière du MSP représente 26 $ par jour par personne. Annuellement, ce sont 136 000 $ qui permettent à l’établissement d'être viable.
La direction de l’établissement déplore un manque d'ouverture de la part du ministère, qui estime que le traitement des dépendances ne relève pas de sa mission. Pour le MSP 136 000 $ ça ne couvre rien sur un mois d’opération, mais pour nous, ça contribue à maintenir nos activités considérant le manque de financement criant de l’ensemble des ministères, affirme la directrice générale de la Maison Carignan, Valérie Piché.
Cette décision du ministère aura un impact significatif sur les bénéficiaires. Valérie Piché explique que les personnes qui n’auront pas accès à un centre de traitement spécialisé en dépendance risquent de demeurer détenues plus longtemps. Selon elle, le calcul mathématique n’est pas le bon.
Si on est bon joueur, on ajoute tous les modes de financement confondus de tous les ministères, on recevait plus ou moins une centaine de dollars par personne, alors que lorsqu’elle est en détention, elle coûte au-dessus de 200 à 300 $ par jour, affirme-t-elle.
La directrice générale assure que c’est une question de viabilité pour l’organisme. Les personnes qui ont un profil judiciaire, qui ont une problématique d’usage de substances, ont besoin de bénéficier de services qui sont adaptés.
Pour répondre aux besoins de leur clientèle, les centres de traitement comme la Maison Carignan ont développé, selon Valérie Piché, des méthodes de travail pour favoriser le retour [des détenus] en collectivité et minimiser les risques de récidives.
Vers un système de porte tournante en milieu carcéral?
À Trois-Rivières, douze personnes bénéficient mensuellement d’un lit dans cet établissement. Au Québec, 70 lits sont occupés à temps plein.
Sans le financement du MSP pour ces organismes, Valérie Piché estime que le système carcéral se retrouvera dans une situation de porte tournante. La personne va être incarcérée, va faire son temps, va retourner en collectivité sans avoir bénéficié des services auxquels elle aurait eu besoin, explique-t-elle. Elle ajoute que la majorité de la clientèle carcérale avec laquelle les organismes travaillent présente des besoins de traitement liés à la dépendance et la santé mentale. On parle de différentes problématiques, mais l’usage de substances est une problématique centrale chez près de 80 % des détenus dans nos établissements de détention.
Au nom des organismes qui œuvrent auprès des toxicomanes, Valérie Piché assure vouloir discuter avec les représentants du ministère de la Sécurité publique pour évaluer les besoins de la clientèle et l’offre de services qui pourraient être maintenue.
Avec les informations de Jonathan Roberge

4:44
Le reportage de Jonathan Roberge
Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard


1 month_ago
16



























.jpg)






French (CA)