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Paris perd trois minutes et demie de jour chaque jour en octobre : entre le 1er et le 31, la journée aura raccourci de 1 h 44

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Le 1er octobre 2026, le jour dure 11 h 42 à Paris. Le 31, il ne durera plus que 9 h 58, soit 1 h 44 de moins. Réparties sur les 30 jours qui séparent ces deux dates, ces 104 minutes donnent une perte moyenne d’environ 3 minutes et demie par jour, le temps de cuire un œuf à la coque.

104 minutes envolées en un mois.

À retenir

  • En octobre 2026, Paris perd 1 h 44 de jour entre le 1er et le 31
  • Cette perte de 104 minutes répartie sur 30 jours égale 3,5 minutes par jour
  • Le rythme d’obscurcissement varie : il est maximal en septembre-octobre et minimal au solstice de décembre
  • Le changement d’heure d’hiver le 25 octobre n’affecte pas la durée réelle du jour, seulement l’étiquette horaire

Sommaire

  1. Le calcul derrière les minutes
  2. Pourquoi septembre et octobre perdent plus vite que décembre
  3. Le 25 octobre, la nuit change de place, pas de durée
  4. Ce que valent ces chiffres, et comment les vérifier

Le calcul derrière les minutes

Ces durées viennent des équations solaires publiées par la NOAA, l’agence américaine d’observation de l’océan et de l’atmosphère, dont le calculateur est en accès libre. On détermine d’abord la déclinaison du Soleil à la date voulue, c’est-à-dire sa hauteur par rapport à l’équateur céleste. On en tire ensuite l’angle horaire au coucher, le chemin que parcourt l’astre entre midi solaire et l’horizon. Cet horizon est fixé à une hauteur de −0,833°, valeur conventionnelle qui intègre la réfraction de l’atmosphère et le rayon du disque solaire. Il suffit alors de doubler l’angle horaire et de le convertir en heures pour obtenir la durée du jour.

Quatre dates suffisent à suivre la pente. Le 1er, 11 h 42 ; le 8, 11 h 17 ; le 25, 10 h 18 ; le 31, 9 h 58.

Dès le 1er octobre, le jour est déjà plus court de 18 minutes que les 12 heures de l’équinoxe. Le 31, la nuit dure 14 h 02. Entre le 1er et le 8, 25 minutes disparaissent, soit environ 3,6 minutes par jour. Du 8 au 25, la perte est de 59 minutes en 17 jours, environ 3,5 minutes quotidiennes.

Pourquoi septembre et octobre perdent plus vite que décembre

Le rythme n’est pas constant sur l’année, et le calcul explique pourquoi. La durée du jour suit la déclinaison du Soleil. Celle-ci change très vite quand l’astre traverse l’équateur céleste, aux équinoxes, et à peine quand elle atteint son extrême, aux solstices. La perte quotidienne est donc maximale en septembre-octobre.

Au solstice de décembre, elle tombe à son minimum.

Octobre prolonge la pente raide, mais l’équinoxe de septembre est derrière nous. Le calcul montre une perte qui s’adoucit un peu au fil du mois : environ 3,6 minutes par jour la première semaine, environ 3,3 minutes entre le 25 et le 31 (20 minutes en 6 jours). L’écart entre début et fin de mois ne dépasse pas 20 secondes par jour. Mais il se cumule, et il se paie en lumière dans le ciel parisien.

Le 25 octobre, la nuit change de place, pas de durée

Le passage à l’heure d’hiver a lieu dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026 : à 3 heures, il sera 2 heures. C’est la date la plus précoce possible, puisque la règle européenne fixe le changement au dernier dimanche d’octobre. Cela n’était pas arrivé depuis 2020 et ne se reproduira qu’en 2037.

La durée du jour, elle, ne bouge pas d’une seconde : le 25, Paris compte 10 h 18 de jour, avant comme après la bascule. Seule l’étiquette change, puisque le lever et le coucher glissent d’une heure sur le cadran.

Dès le 26, le Soleil se lèvera environ une heure plus tôt à la montre.

Avant la bascule, chaque matin d’octobre repousse l’aube sur le cadran, et le même horaire de départ se retrouve de plus en plus sombre. C’est l’image concrète de ces 104 minutes : le trajet du matin qui se fait de nuit. Le soir fonctionne à l’inverse, avec un coucher de soleil plus précoce. La bascule du 25 éclaircira donc le matin, au prix d’un soir sombre environ une heure plus tôt à la montre.

Pendant ce temps, les radiateurs se rallument et le jour continue de fondre au même rythme. Les plages d’heures creuses, d’après le comparateur Selectra, sont définies en heure légale et ne bougent donc pas le 25 octobre.

Ces valeurs reposent sur une méthode simplifiée, et l’écart avec les éphémérides officielles peut atteindre une à deux minutes. Pour les horaires précis du lever et du coucher du Soleil à Paris, l’IMCCE (Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides) les publie sur son site Promenade. Le calculateur de la NOAA permet de refaire le calcul pour n’importe quelle date, y compris celles de décembre, où la perte quotidienne tombe à son minimum.

Sources : europe-infos.fr | calendrierpublic.com

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