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Par Nicolas Daguin
Publié le 21/08/2026 à 12h45, mis à jour le 21/08/2026 à 12h51
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Plusieurs kilos de cannabis et de cocaïne avaient pourtant été retrouvés dans un appartement lors d’une perquisition. Âgés de 23 à 67 ans, les suspects devraient être à nouveau convoqués par la justice prochainement.
Patatras. Cinq individus mis en cause dans une affaire de trafic de stupéfiants à Paris ont été remis en liberté mardi avant même d’être jugés, en raison d’un vice de procédure, a-t-on appris vendredi de source policière, confirmant une information du Parisien. De quoi nourrir la frustration des enquêteurs qui avait réalisé mi-juin un joli coup de filet au terme de six mois d’investigations.
Début janvier, ces derniers avaient été avisés de l’émergence d’un nouveau point de deal dans le 20e arrondissement de la capitale. Le 15 juin, ils avaient fini par remonter jusqu’à l’appartement susceptible d’abriter la précieuse marchandise illicite. De fait, à l’intérieur quelque 4,4 kilos de résine de cannabis, 151 grammes de cocaïne et la coquette somme de 5500 euros en liquide avaient été mis au jour lors d’une perquisition. Cinq suspects, âgés de 23 à 67 ans avaient été interpellés et placés en garde à vue dans la foulée.
Convoqués devant le tribunal correctionnel mardi après-midi, tous les cinq ont été remis en liberté après que leurs avocats ont dénoncé le cadre dans lequel leurs clients avaient été auditionnés par les policiers. « Toutes les auditions qui ont été faites en garde à vue ont été annulées dans la mesure où ces auditions ont été faites sous le régime de l’enquête flagrante alors que les fonctionnaires de police étaient déjà sous le régime de l’enquête préliminaire. Ces auditions sont donc nulles car elles ont été faites dans un cadre juridique qui ne convenait pas », a analysé jeudi matin Georges Fenech, ancien magistrat, sur le plateau de CNews. « C’est une erreur des collègues c’est vrai. Mais ce n’est que partie remise. Ça ne change rien au fond de l’affaire. Les suspects vont être à nouveau entendus, cette fois dans le bon cadre, et ils seront jugés », soutient un policier parisien.


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