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Oxfam accuse les 0,1 % les plus riches de polluer plus que la moitié de l’humanité : Cécile Duflot va-t-elle regarder du côté de Soros ?

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Les 0,1 % les plus riches polluent plus que 3,5 milliards d’humains. Même les bienfaiteurs sont concernés.

Cette nouvelle étude replace les grandes fortunes au centre de la question climatique. Une occasion de ressortir les déclarations de Cécile Duflot, ancienne ministre écologiste et ex-directrice générale d’Oxfam France. Et, pourquoi pas ? d’élargir la réflexion aux philanthropes milliardaires, George Soros compris ?

Oxfam : les 0,1 % les plus riches face aux 3,5 milliards de pauvres

Dans son nouveau rapport sur les inégalités climatiques, Oxfam affirme que les 0,1 % les plus fortunés génèrent davantage d’émissions que les 44 % les plus pauvres de l’humanité.

L’organisation estime également que le 1 % le plus riche est responsable de 20 % du réchauffement climatique depuis 1990. En France, une personne appartenant aux 0,1 % les plus riches émettrait, en moins d’un an, autant qu’une personne de la moitié la plus pauvre en trente ans. De quoi mettre en cause l’invention des ZFE.

Autre chiffre spectaculaire : selon Oxfam, six minutes de vols en jets privés des ultra-riches en France produisent autant de CO2 que les émissions annuelles de la moitié la plus pauvre de la population française.

Pendant ce temps, le propriétaire d’un vieux diesel continue de vérifier s’il peut circuler en ville. La lutte contre le carbone possède parfois un sens très particulier des priorités.



Cécile Duflot : sept ans plus tôt, une autre statistique

En janvier 2019, Cécile Duflot déclarait dans un entretien consacré à l’écologie et aux inégalités : « 50 % des émissions de gaz à effet de serre sont dus aux 10 % les plus riches. »

Elle ajoutait que les 50 % les plus pauvres n’en produisaient que 10 %. Une manière de dénoncer une responsabilité climatique très inégalement répartie.

Sept ans plus tard, Oxfam concentre son analyse sur les 0,1 % les plus riches.

La question politique devient savoureuse. Jusqu’où une organisation militante est-elle prête à pousser sa critique des grandes fortunes, y compris lorsque celles-ci financent généreusement des causes progressistes ?

George Soros : la philanthropie exonère-t-elle du carbone ?

Le milliardaire George Soros a consacré une partie considérable de sa fortune au financement d’organisations et d’initiatives par l’intermédiaire des Open Society Foundations. Ses activités philanthropiques ont déjà fait l’objet de controverses, notamment autour du financement de Reporters sans frontières.

Le rapport d’Oxfam ne fournit toutefois aucun bilan carbone personnel de George Soros. Dommage…

Son cas permet néanmoins de poser une question assez simple : les grandes fortunes engagées dans la philanthropie doivent-elles être évaluées selon les mêmes critères climatiques que les autres milliardaires ? La générosité financière ne figure dans aucune formule scientifique de compensation du CO2.

La transition écologique, toujours à la charge des mêmes ?

Oxfam recommande notamment une fiscalité renforcée sur les grandes fortunes et les activités de luxe fortement émettrices. L’organisation pointe aussi les investisseurs qui possèdent des participations dans des entreprises polluantes et dans celles qui profitent de la reconstruction après les catastrophes.

Ces propositions contrastent avec les contraintes déjà imposées aux automobilistes modestes. En France, les zones à faibles émissions sont régulièrement critiquées pour leurs conséquences sociales. La question des restrictions de circulation demeure politiquement sensible.

Le débat dépasse donc le comportement individuel des consommateurs. Il concerne aussi la fiscalité, les investissements et les choix publics. Des sujets qu’aborde également notre article sur les critiques de l’écologie punitive.

Cécile Duflot dénonçait déjà, en 2019, les taxes supportées par des ménages dépendants de leur voiture. Les chiffres d’Oxfam de 2026 apportent de nouveaux arguments à cette critique. Ils invitent surtout à regarder les émissions associées aux grandes fortunes avec autant d’attention que celles des automobilistes ordinaires.



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