Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Opération Mockingbird : Comment la CIA a utilisé des journalistes pour gagner la guerre de l’information

2 week_ago 20

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Des archives officielles montrent comment journalistes, éditeurs et services secrets ont travaillé dans la même direction.

Quand l’information devient une arme de guerre

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ne veulent pas seulement contenir l’Union soviétique avec des bases militaires, des alliances et des bombes atomiques. Ils entendent aussi gagner la bataille des idées. En décembre 1947, la directive NSC 4-A autorise la CIA à conduire des opérations psychologiques clandestines. Quelques mois plus tard, la directive NSC 10/2 élargit ce mandat aux opérations secrètes de propagande, de guerre économique et d’action politique.

Le principe est déjà posé : le gouvernement américain doit pouvoir influencer les événements sans que son intervention puisse lui être publiquement attribuée.

La CIA, créée en 1947, ne se contente donc pas de collecter des renseignements. Elle finance des journaux, soutient des organisations, place des contenus, recrute des intermédiaires et construit des récits destinés aux opinions publiques étrangères. La démocratie américaine possède désormais un service chargé de défendre la liberté par des moyens que les citoyens sont priés de ne pas connaître.

« Mockingbird » : un nom célèbre, mais un périmètre incertain

L’expression « opération Mockingbird » est aujourd’hui utilisée pour désigner l’ensemble des relations clandestines entre la CIA et les médias. Le terme appelle cependant une précaution. Les archives disponibles ne permettent pas d’identifier avec certitude un programme unique, centralisé et durable portant officiellement ce nom, avec une date de lancement, une direction fixe et une liste complète de participants.

Un projet appelé Mockingbird a bien existé au début des années 1960, mais il concernait la surveillance téléphonique de journalistes soupçonnés de recevoir des informations confidentielles. Le mot a ensuite été employé dans un sens beaucoup plus large pour regrouper plusieurs décennies d’opérations médiatiques.

Cette confusion ne doit pas servir d’échappatoire. Que « Mockingbird » soit le nom exact d’une grande opération ou l’étiquette tardive donnée à plusieurs programmes ne change pas le fond du dossier : la CIA a entretenu des relations secrètes avec des journalistes et des responsables de presse.

Le débat porte sur le nom du tiroir, pas sur ce qu’il contenait.



Frank Wisner et le « Wurlitzer » de la propagande américaine

L’un des principaux architectes de cette guerre culturelle fut Frank Wisner, ancien membre de l’OSS devenu responsable de l’Office of Policy Coordination, le service chargé des opérations clandestines. Wisner aurait décrit son réseau d’influence comme un « mighty Wurlitzer », un grand orgue sur lequel Washington pouvait jouer différentes notes : articles, émissions de radio, livres, syndicats, associations étudiantes, conférences et mouvements culturels.

L’image résume la méthode. La CIA ne cherche pas nécessairement à dicter chaque phrase. Elle veut pouvoir lancer un thème, le faire reprendre par plusieurs sources apparemment indépendantes, puis donner au public l’impression qu’un consensus naturel vient d’apparaître. Une information fabriquée à Washington peut être placée dans un journal étranger, reprise par une agence de presse, citée dans un média américain puis présentée comme la confirmation indépendante d’une première information.

La propagande effectue ainsi un aller-retour à l’étranger avant de revenir propre et repassée. Une forme de blanchiment, mais avec des éditoriaux à la place des billets.

Des journalistes agents, informateurs ou hommes de confiance

En 1977, Carl Bernstein, devenu célèbre pour son travail sur le Watergate, publie dans Rolling Stone une enquête de près de 25 000 mots intitulée « The CIA and the Media ». Après six mois de recherches et des entretiens avec d’anciens responsables du renseignement, Bernstein affirme que plus de 400 journalistes américains avaient accompli, depuis les années 1950, des missions pour la CIA ou entretenu avec elle une relation confidentielle.

Toutes ces relations n’étaient pas identiques. Certains journalistes fournissaient occasionnellement des informations. D’autres facilitaient des contacts avec des responsables étrangers, transportaient des messages ou aidaient à évaluer de potentielles recrues. Des correspondants servaient de couverture à des agents. Quelques-uns auraient participé à la diffusion d’informations fausses ou orientées.

La CIA s’intéressait particulièrement aux journalistes travaillant à l’étranger. Leur métier leur donnait une raison naturelle de voyager, de rencontrer des diplomates, de questionner des responsables politiques et de pénétrer dans des milieux interdits aux fonctionnaires américains.

Une carte de presse ouvrait parfois davantage de portes qu’un passeport diplomatique. Elle attirait aussi moins l’attention, du moins avant que l’on apprenne que certains reporters possédaient une deuxième rédaction à Langley.

Les patrons de presse n’étaient pas toujours trompés

Le système ne reposait pas uniquement sur des journalistes manipulés à leur insu. Selon Bernstein, plusieurs dirigeants de grands médias connaissaient les relations entretenues par certains de leurs employés avec la CIA. Le contexte de la guerre froide rendait ces collaborations plus faciles à justifier. Face à l’Union soviétique, certains responsables de presse estimaient agir dans l’intérêt national. La frontière entre patriotisme, journalisme et renseignement devenait alors très souple, surtout lorsqu’elle était tracée par ceux qui avaient intérêt à ne pas la voir.

Bernstein cite notamment des coopérations impliquant de grands journaux, des agences de presse, des magazines et des chaînes audiovisuelles. Ses affirmations reposent en partie sur des témoignages confidentiels et furent contestées par plusieurs médias concernés.

Il serait donc abusif d’en conclure que toutes les rédactions américaines recevaient leurs consignes de la CIA. Les éléments disponibles décrivent plutôt un réseau de relations variées : agents sous couverture, collaborateurs rémunérés, contacts volontaires, services ponctuels et accords conclus au plus haut niveau.

Ce système n’avait pas besoin de contrôler toute la presse. Il suffisait de disposer de quelques portes bien placées.

Le Congrès découvre que la théorie avait des dossiers administratifs

Au milieu des années 1970, l’État américain traverse une crise de confiance. La guerre du Vietnam, les Pentagon Papers, le Watergate et les révélations sur l’espionnage intérieur rendent plus difficile la présentation des services secrets comme de paisibles lecteurs de télégrammes. En 1975, le Sénat crée la commission Church, présidée par le sénateur Frank Church. Pendant quinze mois, ses enquêteurs examinent les activités de la CIA, du FBI, de la NSA et d’autres organismes fédéraux.

Ils découvrent des projets d’assassinat de dirigeants étrangers, des expérimentations sur des citoyens, des opérations de surveillance intérieure et des relations clandestines avec la presse.

Le rapport final évoque environ cinquante journalistes américains entretenant des relations secrètes avec la CIA au moment de l’enquête ou dans une période récente. La catégorie la plus importante comprend des pigistes, des correspondants occasionnels, des auteurs itinérants, des propagandistes et des agents employés sous couverture par des maisons d’édition.

Le nombre est inférieur aux quelque 400 relations historiques avancées par Bernstein, mais les deux chiffres ne mesurent pas la même chose. La commission examine principalement les relations alors actives ou suffisamment récentes pour être établies. Bernstein tente de reconstituer un réseau constitué sur plusieurs décennies.

Dans les deux cas, le résultat reste embarrassant : la collaboration entre la CIA et les journalistes ne relève plus de la rumeur. Le désaccord porte désormais sur son ampleur.



Le rapport Pike que Washington préférait garder dans un tiroir

Au même moment, la Chambre des représentants mène sa propre enquête sous la direction d’Otis Pike. Les rapports entre la commission et l’administration Ford deviennent rapidement conflictuels. La Maison-Blanche et la CIA cherchent à limiter la diffusion d’informations susceptibles de révéler leurs méthodes. La Chambre refuse finalement de publier officiellement le rapport Pike. Celui-ci paraît malgré tout en février 1976 dans le journal The Village Voice, après avoir été transmis au journaliste Daniel Schorr.

Le rapport indique notamment qu’en 1975 la CIA disposait encore d’agents à plein temps opérant sous couverture journalistique, ainsi que de pigistes et de correspondants rémunérés.

L’affaire produit une situation délicieuse : un rapport consacré aux opérations clandestines de l’État doit lui-même passer clandestinement par la presse pour atteindre le public.

George H. W. Bush ferme la porte en laissant une fenêtre ouverte

En février 1976, George H. W. Bush, alors directeur de la CIA, annonce que l’agence ne conclura plus de nouvelles relations rémunérées ou contractuelles avec des correspondants américains accrédités à plein temps ou à temps partiel. L’annonce semble mettre fin au scandale.

Mais la formulation laisse plusieurs possibilités. Elle ne vise pas nécessairement tous les pigistes, auteurs, photographes, techniciens, employés de maisons d’édition ou journalistes étrangers. Elle n’interdit pas non plus toute coopération volontaire et non rémunérée.

Des documents conservés dans les archives de la CIA montrent d’ailleurs que les journalistes et parlementaires s’interrogeaient déjà sur ces exceptions. Bush défendait l’idée que l’agence devait pouvoir accepter l’aide volontaire de citoyens américains. Le correspondant salarié devenait officiellement intouchable ; le collaborateur occasionnel, lui, restait dans une zone plus accueillante.

La fin de Mockingbird ressemblait ainsi à beaucoup de réformes administratives : une interdiction ferme, accompagnée d’une définition suffisamment précise pour éviter de gêner tout le monde.

La CIA ne se contentait pas de recruter des reporters

Les journalistes n’étaient qu’une partie d’un système plus vaste. La CIA participa au financement clandestin de la National Student Association américaine, utilisa des maisons d’édition et soutint la diffusion de livres interdits dans le bloc soviétique. Des archives diplomatiques américaines décrivent directement un programme médiatique secret destiné à publier des ouvrages et à les faire entrer en Europe de l’Est et en Union soviétique.

Dans d’autres pays, la CIA finança des radios, des journaux ou des campagnes de propagande liées à des opérations politiques. Au Guatemala, en Iran ou au Chili, le contrôle du récit accompagna les manœuvres destinées à renverser ou affaiblir des gouvernements. L’agence n’avait donc pas créé un service parallèle uniquement pour quelques chroniqueurs américains. Elle avait intégré l’information à sa boîte à outils impériale.

Les journalistes français ont-ils été concernés ?

À ce jour, aucune archive publique suffisamment solide ne permet d’affirmer qu’une grande rédaction française aurait été dirigée par la CIA dans le cadre de Mockingbird, ni de dresser une liste fiable de journalistes français rémunérés par l’agence. Accuser des noms sans document reviendrait à remplacer l’enquête historique par le jeu de fléchettes.

Cela ne signifie pas que la presse française se trouvait hors de portée. Dans son enquête sur les rapports entre la CIA et les médias, Carl Bernstein cite Reuters parmi les organisations ayant coopéré avec l’agence. Or les dépêches des grandes agences internationales alimentaient quotidiennement les journaux français. Une information introduite dans ce circuit pouvait être reprise, traduite et diffusée à Paris sans qu’un journaliste français connaisse son origine réelle.

La France occupait par ailleurs une place centrale dans la guerre culturelle américaine. Le Congrès pour la liberté de la culture, secrètement financé par la CIA, avait installé son siège à Paris. Il soutenait des revues, des conférences, des éditeurs et des intellectuels européens. L’influence ne passait donc pas nécessairement par le recrutement direct d’un présentateur ou d’un rédacteur en chef : elle pouvait agir en amont, en choisissant les auteurs publiés, les idées promues et les réseaux auxquels les journalistes accordaient leur confiance.

La réponse honnête reste donc incomplète. La participation personnelle de journalistes français à Mockingbird n’est pas publiquement démontrée. En revanche, la presse française évoluait dans un environnement intellectuel et informationnel que les services américains cherchaient activement à orienter. Washington n’avait pas besoin de tenir chaque plume : contrôler une partie de l’encre pouvait déjà suffire.



Manipuler un média ne signifie pas contrôler tous les journalistes

Le dossier Mockingbird est parfois gonflé jusqu’à devenir une explication universelle. Chaque article favorable à Washington serait dicté par la CIA ; chaque journaliste connu serait un agent ; chaque rédaction obéirait à un centre de commandement invisible. Les archives ne permettent pas d’aller aussi loin.

Elles prouvent l’existence de relations clandestines, de recrutements, de couvertures journalistiques et d’opérations de propagande. Elles ne démontrent pas que toute la presse occidentale fut administrée depuis le siège de la CIA. Cette distinction ne minimise pas le scandale. Elle le rend plus crédible.

L’influence la plus efficace n’exige pas une armée de journalistes recevant chaque matin une enveloppe cachetée. Quelques correspondants, dirigeants, agences et relais suffisent pour introduire une information dans le circuit. Le mimétisme médiatique et la reprise entre confrères se chargent ensuite du reste.

Le service secret plante parfois la graine. L’industrie de l’information cultive gratuitement la forêt.

Une opération terminée, vraiment ?

Les formes historiques de coopération révélées dans les années 1970 ont été officiellement encadrées. Rien ne permet d’affirmer que le système fonctionne aujourd’hui exactement comme sous Frank Wisner. Mais le besoin stratégique n’a pas disparu.

Les gouvernements continuent de chercher à orienter les opinions étrangères. Les méthodes passent désormais par la communication institutionnelle, les fuites organisées, les centres de réflexion, les agences de relations publiques, les organisations financées par des fonds publics, les experts médiatiques et les opérations numériques.

Les réseaux sociaux permettent de diffuser un récit sans recruter un journaliste vedette. Une information peut être lancée par un compte anonyme, validée par un expert, reprise par une agence, puis commentée sur plusieurs plateaux avant que son origine soit examinée.

Mockingbird appartient à la guerre froide. La guerre de l’information, elle, n’a pas pris sa retraite.

Quand le rossignol chantait avec une voix officielle

L’histoire ne permet pas d’affirmer que chaque grand média américain était contrôlé par la CIA. Elle permet en revanche d’établir que l’agence a utilisé des journalistes, des correspondants, des éditeurs et des organisations culturelles pour collecter du renseignement et influencer l’opinion. Le Sénat l’a reconnu. La Chambre des représentants l’a documenté. Des archives de la CIA le confirment. Carl Bernstein en a décrit l’ampleur historique.

Le plus gênant n’est donc pas qu’un service secret ait tenté de manipuler l’information. Les services secrets sont rarement créés pour organiser des concours de transparence. Le plus gênant est qu’une partie du monde médiatique ait accepté cette relation au nom de l’intérêt national, tout en continuant à se présenter au public comme un contre-pouvoir indépendant.

Pendant que la presse expliquait aux citoyens comment comprendre la guerre froide, certains de ses représentants partageaient leurs notes avec ceux qui la menaient.

La CIA n’avait pas besoin d’interdire les journaux. Elle avait trouvé une méthode plus élégante : les laisser paraître, puis choisir discrètement quelques personnes chargées de les aider à mieux défendre la liberté américaine.

Notre conseil de lecture : « Les Armées Secrètes de l’OTAN – Réseaux Stay Behind, Opération Gladio et Terrorisme en Europe de l’Ouest » de Daniele Ganser.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway