A quoi bon rester en cours de 8h à 18h si cela n’a pas d’impact concret sur le niveau? Devant les lycées français, ce paradoxe a été soulevé par les élèves mobilisés dans le large mouvement social de ces derniers jours.
Sarah, âgée de 16 ans et élève au Lycée Henri-IV, se pose la question de l’efficacité de son emploi du temps. «On a beaucoup d’heures de cours, ce qui n’empêche pas la France de ne pas être bien placée parmi les pays de l’OCDE. On passe tout ce temps en classe, sans que cela ne produise des résultats», déplore la lycéenne parisienne. Un constat partagé par Lucien, élève du lycée parisien Alphonse de Lamartine. «Les journées de 8h à 18h, c’est trop long. Un élève ne peut pas être concentré dix heures d’affilée. Ces journées nous rendent malades. On se fatigue et on se déconcentre. On a l’impression d’être dans une salle d’attente», raconte le Parisien de 17 ans.


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