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Dimanche soir, la tension est montée d’un cran entre François-Xavier Bellamy et la députée européenne LFI contraignant la présentatrice à intervenir.
Passer la publicité Passer la publicitéC’est aux alentours de 21h30 que Manon Aubry, députée européenne La France Insoumise a fait son apparition sur le plateau de France 2 pour commenter les résultats du second scrutin des municipales 2026. D’entrée de jeu, Léa Salamé, qui co-animait la soirée avec Laurent Delahousse, a posé une question piquante : «Y a-t-il une grosse déception pour vous ce soir sur des villes comme Toulouse, Limoges, Clermont-Ferrand que vous pouviez avoir, que vous espériez conquérir et que vous n’avez pas ce soir ?» L’intéressée ne lit pas les chiffres de la même manière que son interlocutrice et préfère répondre qu’il s’agit plutôt d’«une percée historique de LFI».
Puis, l’ancienne candidate aux Européennes s’est écharpée avec Marlène Schiappa au sujet de Rachida Dati qui venait de livrer son discours de défaite à Paris. La complice de Jean-Luc Mélenchon ne comprend pas le ralliement de Pierre-Yves Bournazel du parti Renaissance à la candidate LR. Avec ironie, l’ancienne secrétaire d’État explique : «Manon Aubry, vous n’étiez pas dans une grotte entre 2020 et 2026, entre-temps, Rachida Dati a rejoint Emmanuel Macron (en tant que ministre de la Culture, ndlr.)». «C’est ça qui fait du mal à la politique, estime Manon Aubry. Quand, en 2020, vous avez dit que vous feriez tout pour que Rachida Dati ne soit pas élue et finalement, vous l’avez rejointe».
Puis quand François-Xavier Bellamy débarque sur le plateau en face d’elle, le ton monte d’un cran. Manon Aubry fanfaronne. «Avec le résultat que nous obtenons, nous avons une place sur la scène nationale, indique-t-elle avec ferveur avant de se projeter en 2027, année de la présidentielle. Face à la fin du macronisme, il faudra un projet d’espoir». Et de dénoncer «la cabale médiatique» dont LFI aurait été victime «notamment à Toulouse». Et de s’adresser à François-Xavier Bellamy. «Il y a des millions de gens qui ont envie qu’on parle de leur quotidien monsieur Bellamy, des gens qui galèrent à finir leur fin de mois». C’est alors que Léa Salamé et Laurent Delahousse tentent d’intervenir. «Ce n’est pas un congrès de la gauche, allez on y va», coupe la présentatrice avant de lancer les images d’Emmanuel Grégoire à vélo, célébrant sa victoire dans les rues de Paris.
« C’est difficile pour les téléspectateurs de comprendre »
Léa SalaméRetour en plateau et François-Xavier Bellamy et Manon Aubry n’en ont pas fini. «Quand vous faites des accords avec l’extrême droite au parlement européen...», reprend Manon Aubry. «C’est faux, c’est parfaitement faux», interrompt son interlocuteur. Puis, la cacophonie s’installe dans le studio, il devient compliqué de distinguer leurs propos. «C’est difficile pour les téléspectateurs de comprendre», tient à leur apprendre Léa Salamé. Qu’à cela ne tienne, Manon Aubry enchaîne à nouveau : «Je n’ai pas de leçons à recevoir d’un parti qui fait alliance avec l’extrême droite sur la directive qui prévoit de stigmatiser et renvoyer des personnes d’origine...».
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Alors que le débat tournait en rond, Léa Salamé a souhaité couper court et pour de bon. «On va s’arrêter là. S’il vous plaît», indique la journaliste mais les deux invités politiques n’écoutent pas et continuent. «On ne comprend rien ! On ne comprend rien là, je vous assure c’est l’un sur l’autre. Pardon on ne comprend pas !», ajoute l’animatrice de «Quelle époque !» en s’énervant. Ce qui aura le mérite d’apaiser le débat.


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