Pour les plus cinéphiles, Robin des Bois est mort en 1976, quand Richard Lester lui a offert le plus beau des tombeaux avec La Rose et la flèche, qui réunissait Sean Connery et Audrey Hepburn. De retour des croisades, notre héros déjà bien vieilli se retrouvait dépassé par sa légende et défiait son ennemi, le shérif de Nottingham, pour un dernier duel à mort. C’était à la fois drôle et tragique, enlevé, intelligent et émouvant. D’autres fringants Robin ont, bien sûr, suivi, Kevin Costner et Russell Crowe prenant le relais des Douglas Fairbanks et Errol Flynn d’antan. Mais il fallait une sacrée inconscience pour lui imaginer une autre fin. Sans le début d’une bonne idée, l’Américain Michael Sarnoski aurait mieux fait de s’abstenir.
Son concept: en réalité, Robin Hood n’était qu’un vulgaire bandit, sa légende de redresseur de torts ne cachant que violences et crimes qui reviennent le hanter l’âge venu. Traqué par des proches de ses victimes, il retrouve son vieux compagnon Petit Jean «rangé» mais amène le malheur sur sa famille. Dans un deuxième temps, il se réveille blessé sur une île où la jeune prieure d’un couvent-citadelle juché au bord d’une falaise prend soin de lui et de la fille de Petit Jean, elle aussi rescapée. Saura-t-elle l’aider à expier ses fautes et mourir dignement?


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