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REPORTAGE - À Bordeaux, où le thermomètre a affiché 35 degrés aujourd’hui, les écoliers ont affronté de fortes chaleurs dans les écoles qui pour la plupart ne sont pas climatisées.
Passer la publicité Passer la publicitéÉventail en main, Amine se rafraîchit à la sortie des classes de l’école élémentaire de la rue Paul Bert. Ce jeudi à Bordeaux, le thermomètre affiche encore 35 degrés à 16 heures. Quelques enfants rejoignent leurs parents, les joues rosies par la chaleur. Les plus chanceux d’entre eux auront le droit à une glace ou à un jus de fruit frais en rentrant. Dans les salles de classe de cet établissement scolaire, qui ne sont pas équipées de la climatisation, l’épisode de canicule se fait franchement ressentir.
«Il fait super chaud, 32 degrés à mon bureau. Il y a un ventilateur dans la classe, c’est presque le même que celui de mon papa», nous raconte Najib, 7 ans, persuadé que son père a fait don de l’objet à la classe. «Le ventilateur n’est pas du tout à nous», souffle sa mère Amina. «En revanche, il est vrai qu’il fait trop chaud dans leur classe. Mardi, il est rentré avec un mal de ventre infernal à cause de la chaleur». «Oui et à la récréation du midi et du matin, on transpire beaucoup. Heureusement, les grands avaient des pistolets à eau alors on a fait une bataille d’eau. J’ai adoré», embraye Najib, intarissable. «C’est vrai qu’on les a laissés faire exceptionnellement pour qu’ils puissent se rafraîchir», nous glisse une enseignante.
Ventilateurs et pistolets à eau
À quelques pas de là, le papa de Paula s’affiche très serein. «Je ne suis pas trop inquiet. Tant que les enfants sont à l’aise et qu’ils ne sont pas en danger, ça va», nous indique-t-il. «Eh mais papa, tu ne te rends pas compte ! On a failli mourir de chaud à l’école aujourd’hui», l’interrompt sa fille, âgée de six ans. Tout sourire néanmoins, elle aussi nous décrit la présence de ventilateur tandis que son petit frère tente de s’enfuir en direction de l’école maternelle. Là, les parents sont un peu plus inquiets de savoir leurs tout petits soumis à de si fortes chaleurs. «Il n’y a pas de climatisation à l’école maternelle de la rue Paul Bert. Je suis un peu inquiet car ce n’est pas un âge où les enfants parlent beaucoup ; mais comme la maîtresse est top, cela nous rassure», témoigne le papa de Chiara, 4 ans. «Je ne sais pas comment ils font, mais ils arrivent à les gérer. Ma fille ne se plaint pas», abonde Laure, la maman d’Anna, elle aussi âgée de 4 ans.
Des gourdes dépassent de la plupart des sacs à dos. Ce n’est pas nouveau : les enfants en sont équipés été comme hiver. Mais ces derniers temps, l’outil est indispensable. «Les enfants peuvent boire dès qu’ils ont soif et nous leur rappelons aussi régulièrement de le faire en raison de la chaleur», explique une enseignante. Grâce aux épais murs en pierre et aux grands arbres qui leur procurent de l’ombre dans la cour, les écoliers de la rue Paul Bert parviennent à composer avec les fortes températures. «On fait aussi du frais avec des jets d’eau dans la cour avant la récréation, on n’est pas les plus à plaindre», complète une autre enseignante. Les écoliers qui le veulent ont même la possibilité de rester à l’intérieur s’ils le désirent.
En parallèle, la mairie de Bordeaux assure travailler à l’accélération du plan de rénovation des bâtiments afin de mieux isoler les écoles, voire de climatiser celles qui le nécessitent. Des brasseurs d’air et des stores sont en cours d’installation pour limiter les dégâts d’ici là. Chaque école est également équipée d’une salle refuge, où les enfants peuvent trouver des températures soutenables en cas de besoin. Et quand l’établissement scolaire ne le permet pas, des solutions extérieures sont trouvées. Mardi, deux classes d’une école municipale ont ainsi été accueillies à la cité bleue, une zone d’activités, pour se rafraîchir.


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