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FIGAROVOX/TRIBUNE - L’arrivée massive de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta a réveillé dans le monde arabo-musulman l’idée que l’Espagne, et en particulier l’Andalousie, était une terre perdue de l’islam vers laquelle il convenait de revenir, explique l’écrivain.
Passer la publicitéJournaliste et écrivain franco-syrien, Omar Youssef Souleimane est notamment l’auteur du livre Les Complices du mal (Plon, octobre 2025).
Dans l’esprit arabo-musulman, le mot Andalousie a une résonance particulière, sacrée même. Il renvoie à l’âge d’or des Omeyyades, cette dynastie qui règne sur le premier grand empire islamique, de 661 à 750, avant d’être renversée par les Abbassides. Abdérahmane Ier, l’un des rares princes survivants de cette chute, fuit le Levant et fonde en Andalousie un État qui dure près de trois siècles. Depuis, la reconquérir devient, dans l’imaginaire collectif des musulmans, une ambition obsédante que l’islam politique érige en devoir. Ainsi, l’immigration massive de Marocains vers Ceuta est perçue, par cette voix-là, comme un retour vers la terre perdue. Mais l’histoire de cette terre remonte plus loin.
Les manuels scolaires dans les pays arabes, ainsi que les cours dispensés dans les mosquées, racontent l’arrivée des musulmans en Andalousie dans les moindres détails…


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