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PORTRAIT - Polytechnicien, mathématicien, romancier et philosophe, il vient d’être élu triomphalement à l’Académie des sciences morales et politiques. Son élection consacre une œuvre singulière, critique de la démesure technicienne et d’un progressisme illimité.
Passer la publicitéLes grands matheux font-ils de bons philosophes ? On pourrait croire qu’il existe en France une secrète tradition alliant la contemplation des abstractions et la méditation sur le monde. De Blaise Pascal à Simone Weil en passant par Descartes, ces intelligences ne se satisfont pas de mesurer le réel ni d’en comprendre les lois : elles veulent aussi s’émerveiller devant ses beautés et leur donner du sens. Olivier Rey, qui vient d’être élu à l’Académie des sciences morales et politiques, appartient à cette lignée.
La compagnie savante du Quai de Conti ne pouvait guère mieux choisir que cet intellectuel complet pour occuper le fauteuil n° 8 de la section philosophie, laissé vacant par le décès de Bertrand Saint-Sernin. Polytechnicien, docteur en mathématiques, chercheur au CNRS, Olivier Rey aurait pu se confiner dans les théorèmes et faire de la science l’étalon de toute chose. Il n’en est rien. Ce scientifique est aussi un littéraire.
À lire aussi Olivier Rey : «Contre le bruit des smartphones et la musique des supermarchés, le bonheur du silence retrouvé»
Avec son visage pâle, ses traits fins, son regard…


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