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Metro Vancouver a obtenu un mandat de perquisition afin que soient saisis des documents dans la raffinerie Parkland, à Burnaby. L’administration métropolitaine entend ainsi prouver que la raffinerie est à l’origine d’une pollution de l’air qui a incommodé des personnes, en janvier 2024, et que l'entreprise aurait pu prendre des mesures pour l’éviter.
Parkland risque jusqu’à 1,2 million de dollars d’amende pour l'incident survenu le 21 janvier 2024. Une forte odeur nauséabonde avait pu être sentie dans les environs, et les services d’urgence avaient reçu des centaines d’appels.
Des résidents s’étaient plaints de maux de tête, de toux, de vertiges et de vomissements, peut-on lire dans la demande de mandat de perquisition.
Ce dernier a été autorisé le 8 mai par un juge.
Metro Vancouver et Parkland n’ont pas souhaité faire de commentaire parce qu’une enquête est en cours.
Le fil des événements
Grâce à une enquête interne menée par Parkland, Metro Vancouver a pu retracer ce qui se serait passé le 21 janvier 2024 et les jours précédents. Une vague de froid serait ainsi à l’origine, le 12 janvier, de l’arrêt d’urgence de l’unité de craquage catalytique fluide, utilisée pour la production de carburant.
L’unité a été remise en marche le 20 janvier, mais des résidus d'huile auraient pris feu. Des émissions de fumée à la couleur anormale auraient eu lieu pendant plusieurs heures, y compris la nuit.
Lors d’une réunion qui s’est tenue à 22 h le 20 janvier, la décision aurait été prise d’éteindre l’unité de craquage catalytique fluide le lendemain, à 6 h.
Vers 7 h 30, des travailleurs auraient entendu un gros bruit et observé que la couleur du panache de fumée s’échappant de la cheminée était passée du blanc-gris au vert-noir.
Une odeur de plastique brûlé et une fumée noire avaient été constatées dans les environs, notamment par des agents de Metro Vancouver.
Vicki Bowman, le gestionnaire de l’environnement à Parkland, a signalé l’incident à Metro Vancouver à 8 h 30. Des avertissements à destination du public ont suivi des heures plus tard.
Des substances cancérigènes dans l’air?
Selon les documents judiciaires, Metro Vancouver avance que des hydrocarbures aromatiques polycycliques, du benzène, des aldéhydes, des alcanes et des alcènes ont été propagés dans l’air. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques et le benzène sont des substances considérées comme étant cancérigènes au Canada.
Le terminal de DP World Canada, situé au port de Vancouver, a dû fermer à cause des impacts du panache d’émission, ce qui, selon les documents judiciaires, aurait engendré des pertes de 600 000 dollars pour l’entreprise.
Les rejets excessifs d’émission sont passibles d’une amende pouvant aller jusqu’à 1 million de dollars, selon les règlements de Metro Vancouver.
Un autre règlement stipule que le fait de ne pas signaler immédiatement un incident est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 200 000 $.
D’après un article (nouvelle fenêtre) de Jon Hernandez


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