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Une double menace climatique pèse sur les océans de la planète. Des scientifiques ont révélé que les vagues de chaud marin et les extrêmes d’acidification coïncident beaucoup plus souvent que prévu, amplifiant les ravages sur les écosystèmes marins, tandis que l’Asie enregistre en 2025 des records de chaleur océanique et de fonte glaciaire.
Les océans subissent simultanément des pressions physiques et chimiques majeures qui bouleversent les équilibres marins. D’un côté, une étude récente met en lumière la fréquence alarmante de la double menace combinant vagues de chaud et acidification des eaux. De l’autre, les bilans climatiques régionaux confirment que les mers asiatiques atteignent des sommets historiques de température et d’acidité, illustrant l’ampleur planétaire du phénomène.
Une coïncidence redoutable entre vagues de chaud et acidification
Les vagues de chaud marin — ces périodes où la température de l’eau dépasse nettement les valeurs historiques attendues — et les extrêmes d’acidification surviennent de concert avec une fréquence bien supérieure aux prévisions statistiques. Selon l’étude menée par des chercheurs de l’ETH Zurich et publiée dans la revue AGU Advances, ces événements composés se produisent à l’échelle globale environ deux fois et demie plus souvent que si les deux phénomènes étaient totalement indépendants.
L’analyse portant sur 43 ans de données de surface, de 1982 à 2024, montre que cette proportion s’envole dans les basses et moyennes latitudes. Dans la frange tropicale et subtropicale, la concomitance des deux fléaux atteint trois à quatre fois la normale. Ce mécanisme s’explique par la stratification permanente des eaux dans ces régions. La chaleur de surface modifie directement la chimie de l’eau en favorisant la libération d’ions hydrogène, ce qui accentue l’acidité de manière proportionnelle au réchauffement.
Des épisodes d’ampleur exceptionnelle à travers le globe
Toutefois, plusieurs catastrophes de grande envergure ont marqué les annales climatiques. Le phénomène connu sous le nom de the Blob dans le Pacífico nororiental en 2015 a ainsi touché 12,6 millions de kilomètres carrés, provoquant la fermeture de pêcheries et l’échouage de mammifères marins.
Photo: wmo.intCe record de surface a ensuite été battu en 2023, année où deux événements simultanés dans l’Atlantique Nord et Central ont cumulé 19,3 millions de kilomètres carrés. Quant à l’intensité pure, mesurée par les valeurs combinées les plus extrêmes de chaleur et d’acidité, elle a été observée au large de la côte ouest de l’Australie en 2011. Les expériences de laboratoire rapportées par la recherche scientifique démontrent que cette double exposition réduit drastiquement la survie et la croissance des espèces dotées de squelettes ou de coquilles en carbonate de calcium, à l’instar des coraux.
Records de chaleur et baisse du pH dans les mers d’Asie
Parallèlement à ces dynamiques globales, le contenu calorifique des océans en Asie a progressé depuis les années 1990 pour atteindre un nouveau record en 2025. Le niveau de la mer a lui aussi culminé depuis le début des observations satellitaires en 1999.
Photo: infobae.comLe rapport souligne en outre que le pH de la surface des océans poursuit sa baisse à long terme, enregistrant des niveaux minimaux sans précédent dans certaines portions du océan Indien tropical et du golfe de Bengala. Cette détérioration chimique de l’eau s’inscrit dans un contexte de recul accéléré des glaciaires de haute montagne, dont les 23 glaciers suivis dans la région de la meseta tibetana ont continué de perdre de la masse au cours de la période glaciologique 2025.


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