C'est un aveu qui fait beaucoup réagir. Ce mardi, Ursula von der Leyen a affirmé que la réduction des investissements dans le nucléaire en Europe avait été une erreur stratégique. La part du nucléaire dans l'électricité européenne a, en effet, été divisée par deux en 30 ans. En France, la décision de tourner le dos au nucléaire remonte à 2012.
C'est l'ancien président de la République, François Hollande, qui a décidé, sous son mandat, de réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75 à 50%, conséquence d'un accord électoral passé avec les Verts qui comprend également la fermeture programmée de la centrale de Fessenheim.
"Les 50%, c'est là où je suis franc, je crois, n'était le résultat d'aucune étude d'impact ou analyse de besoins. L'optique, c'était vrai, était politique", reconnaît l'ancien Premier ministre de François Hollande, Manuel Valls.
Un changement de cap en 2022
En 2017, Emmanuel Macron poursuit cette trajectoire de réduction du nucléaire au profit des énergies renouvelables : "14 réacteurs de 900 MW seront arrêtés d'ici à 2035. Ce mouvement commencera à l'été 2020 avec l'arrêt définitif des deux réacteurs de Fessenheim".
Édouard Philippe signe ainsi le décret de fermeture de la centrale de Fessenheim en 2020 à la tête d'un gouvernement où figurent notamment Élisabeth Borne et Sébastien Lecornu en charge de ce dossier.
Ça n'est qu'en février 2022 qu'Emmanuel Macron opère un virage à 180 degrés sur la question et annonce la construction à venir de six nouveaux réacteurs. Une décision que la filière juge indispensable, mais surtout tardive après des années de désinvestissement dans le nucléaire.


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