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Un habitant de Hawke’s Bay a découvert le 11e météorite confirmé de Nouvelle-Zélande après qu’une boule de feu a illuminé le ciel de l’île du Nord le 28 juillet. La trouvaille, analysée par le réseau de 200 caméras de Fireballs Aotearoa, relance la recherche scientifique de météorites dans ce pays.
La nuit du 28 juillet a offert un spectacle saisissant aux habitants de l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande, quelques jours seulement après le passage d’un météore similaire au-dessus de l’île du Sud. La traînée lumineuse, accompagnée d’un grondement massif, a poussé les observateurs à partager des témoignages saisissants sur les réseaux sociaux. Absolument insane.
La traque menée par le réseau Fireballs Aotearoa
Derrière cette observation se cache une organisation structurée. Dirigée par Steve Wyn-Harris, l’alliance Fireballs Aotearoa regroupe des astronomes, des géologues et des scientifiques citoyens. Le pays dispose désormais d’un réseau de 200 caméras réparties sur tout le territoire pour documenter ces phénomènes. Grâce à ces images, combinées aux données de vent et de trajectoire, l’équipe a pu cibler une zone de recherche précise sur des terres agricoles, tout en gardant le lieu secret pour éviter toute ruée vers les fragments.
C’est précisément en prospectant cette zone qu’un petit caillou noir a été repéré par le directeur de l’organisation près d’une berge. Un test simple avec un aimant de réfrigérateur a confirmé la présence de fer et de nickel, provoquant l’euphorie de l’équipe lors d’une visioconférence collective.
Quatre fragments retrouvés en dix jours d’investigation
La découverte initiale, pesant seulement 8 grammes, n’était que la première d’une série. Une équipe de onze personnes a ratissé le secteur les jours suivants, permettant à Liam McGovern, un étudiant en doctorat de géologie, de mettre la main sur un deuxième morceau de 39 grammes. Au total, ce sont quatre fragments représentant un poids cumulé de 75 grammes qui ont été récupérés en l’espace de dix jours, dont un exemplaire tombé sur l’allée d’une habitation.
| Premier morceau | Steve Wyn-Harris | 8 grammes |
| Second morceau | Liam McGovern | 39 grammes |
| Total de la fouille | Équipe Fireballs Aotearoa | 75 grammes (4 pièces) |
Les origines cosmiques et le contexte historique de la trouvaille
Les analyses préliminaires indiquent que le météore provenait de la ceinture d’astéroïdes, ce qui le classe parmi les ordinary chondrite. Les spécimens sont actuellement entre les mains du géologue Marshall Palmer pour officialiser leur enregistrement en tant que onzième météorite documentée du pays.
Photo: aol.comProf James Scott, géoscientiste et fondateur de Fireballs Aotearoa, a déclaré via The Guardian que les deux fragments provenaient vraisemblablement du même corps parent, à savoir un astéroïde issu des débuts du système solaire, soulignant que cette situation le fascinait car il s’agissait de deux roches formées ailleurs dans l’espace à partir d’un petit astéroïde détruit de manière catastrophique, et qui atterrissaient pourtant à moins de 10 kilomètres l’une de l’autre.
Avec seulement dix météorites officielles recensées en Nouvelle-Zélande au cours des cent cinquante dernières années, la récupération de ces quatre nouveaux témoins de l’histoire du système solaire illustre les progrès des technologies de surveillance citoyenne dans des zones au relief souvent difficile d’accès.


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