NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le théâtre de création alternative La Chapelle Scènes contemporaines a finalement trouvé le porteur de sa prochaine vision artistique. Fabien Marcil sera directeur artistique et codirecteur général. Il œuvrera en binôme avec Christiane Chaput, elle-même à la direction administrative de La Chapelle depuis la fondation du lieu en 1992, qui devient de plus codirectrice générale.
La Chapelle suit ainsi une tendance. De nombreux théâtres ont adopté ces dernières années une direction à plusieurs têtes — Duceppe, Tangente ou le Quat’Sous, notamment.
Fabien Marcil fera à La Chapelle sa première expérience de direction à partir du 10 août. Le processus d’embauche pour remplacer Olivier Bertrand, qui a occupé les fonctions de directeur artistique et général pendant 10 ans, a été complexe, selon les informations du Devoir.
La vision de M. Marcil ? Inclure dans la programmation une part d’œuvres en création afin « que les artistes aient l’espace d’essayer des idées sans la pression d’une présentation finale, et pour que le public ait un accès direct à la création ». Aux côtés d’œuvres terminées qui y rencontreront le public pour une première fois, et d’autres « qui ont peut-être déjà tourné ».
« Je veux présenter des œuvres qui célèbrent la création en direct, plus proches de la partition, encore vivantes, peut-être moins écrites », confie le nouveau directeur.
Fabien Marcil arrive du Centre national des arts (CNA), où il était associé artistique du Fonds national de création. Venant des arts visuels, il a travaillé au Festival TransAmériques, au Conseil des arts de Montréal et à l’incubateur d’art vivant La Serre. Son expérience s’est forgée surtout autour des arts de la relève et de la marge. « L’aspect très accueillant de La Chapelle, ce lieu vibrant, interdisciplinaire, cette espèce de mélange qui fait qu’on y retrouve des gens qui s’apparentent plus à la musique, au théâtre, à la danse, aux performances interdisciplinaires, je le garde. »
Mais le directeur artistique aimerait « se détacher encore davantage des étiquettes de disciplines artistiques ». « Je vais essayer de faire tomber un petit peu les murs entre disciplines. Et de là, voir ce qui se passe, et comment on peut en parler », explique-t-il en entrevue au Devoir.
Changer les repères
« J’ai très envie de participer à ce que le milieu des arts de la scène puisse faire un peu le même genre de saut que les musées ont fait dans les années 1960, avec le contemporain. » C’est le moment où les médiums, comme l’exposition de peinture ou de sculpture, ont cessé d’être le repère principal. Les musées ont ainsi laissé entrer les pratiques contemporaines, « où ce qui était important au final, c’était le résultat » et pas nécessairement le médium.
Fabien Marcil a fait ses études au sein du programme d’arts médiatiques (intermedia cyberarts) de l’Université Concordia, « qui est un peu le programme des nouvelles pratiques en arts visuels, avec des vidéos, performances, arts interactifs, installations ».
La Chapelle ne deviendra pas un centre d’arts visuels. Mais les pratiques qui sont influencées par les arts visuels vont « beaucoup intéresser » le nouveau directeur artistique.
L’une des ambitions de Fabien Marcil est d’ailleurs de ramener quelques spectacles à La Chapelle. Du Canada, car « avec l’expertise que j’ai développée au CNA, je suis en conversation avec des artistes à travers le pays ». Et d’ailleurs aussi, dit celui qui a déjà travaillé au Brésil et en Belgique, et qui souhaite établir des ponts — même si les artistes locaux seront toujours prioritaires, précise-t-il.
Il souhaite également mettre en place un programme de médiation des publics « sur la durée », plutôt qu’autour d’un seul spectacle (suivant l’exemple du théâtre Prospero, par exemple), et que les activités se répondent et se suivent.
Parmi ses mandats, le directeur artistique doit instaurer solidement le travail collaboratif avec Christiane Chaput dans cette nouvelle codirection générale. De même que développer le financement privé et la philanthropie.
Et finalement, s’attaquer doucement au futur immobilier de La Chapelle. « Ça fait 35 ans que le théâtre existe. Pour lui donner un second souffle, il y a des questions à poser sur du bâtiment. » Rénovation ? Acquisition, si le programme du ministère de la Culture réintègre un jour cette possibilité ? Les réponses ne sont pas pour demain, assure Fabien Marcil. « Ce que je trouve vraiment rassurant, c’est qu’on va avoir le temps de monter ce dossier. »
La saison 2027-2028 sera la première programmation signée de sa main.


1 week_ago
21
























.jpg)






French (CA)