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DÉCRYPTAGE - Après le match nul inattendu de l’Espagne face au Cap-Vert (0-0), découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction du Figaro.
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Un Cap-Vert héroïque
Les amateurs de football se souviendront longtemps de la première apparition du Cap-Vert en Coupe du monde. L’archipel africain a tenu en échec le champion d’Europe espagnol (0-0), annoncé grand favori de cette édition 2026. Grâce à un portier héroïque - Vozinha, véritable homme de ce match avec plusieurs parades de classe et maintes interventions aériennes - et forts d’un état d’esprit irréprochable pour tenir durant l’entièreté du match face au siège de la Roja, les Cap-Verdiens (qui n’ont cependant jamais inquiété leur adversaire) ont vécu un rêve éveillé à Atlanta et entrent avec brio dans ce Mondial.
Pedri bien trop seul
Cerveau de cette équipe d’Espagne, le Catalan a été lâché par ses partenaires, ce lundi. Capable de changer de rythme à tout moment, Pedri a provoqué plusieurs occasions dans la surface de réparation et tenté de porter le danger par ses mouvements incessants entre les lignes. Cela n’aura finalement pas suffi, face à un bloc plus que compact qui ne lui a laissé aucun répit.
Lamine Yamal, une entrée trop tardive
Après sa blessure contractée en Liga, le 22 avril dernier, le prodige espagnol avait été placé sur le banc par son sélectionneur Luis de la Fuente. Face au scénario inattendu de cette entrée en lice, Lamine Yamal aurait certainement dû fouler la pelouse plus tôt. Sur son premier ballon (70e), le Blaugrana a déposé son vis-à-vis pour apporter un danger immédiat. Surveillé par trois défenseurs cap-verdiens durant les quinze dernières minutes, le deuxième du Ballon d’or 2025 a pu se libérer pour créer une énorme occasion en faveur d’Oyarzabal... que ce dernier a vendangé.
FLOPS
Des Espagnols (très) inquiétants
L’Espagne, grande favorite de cette Coupe du monde 2026 ? C’est le discours tenu par Didier Deschamps, ce lundi. Les Espagnols sont en tout cas tombés de haut face au Cap-Vert, pour leur entrée en lice. Amorphe et sans rythme en première période, la Roja a montré un piètre visage à Atlanta, face à l’adversaire le plus faible de son groupe, qui inquiète forcément pour la suite de la compétition. Dominée au milieu de terrain et incapable de faire la différence sur les côtés (Gavi et Ferran Torres bien muselés), la troupe de Luis de la Fuente (qui s’est clairement trompé sur ses choix de composition) est encore loin de son meilleur niveau. Dans le second acte, Lamine Yamal et les siens ont tenté d’emballer la rencontre, en vain.
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Fabián Ruiz et Rodri en dessous de tout
Les deux autres milieux de terrain de la Roja ont symbolisé toute l’impuissance espagnole. Dominés physiquement et auteurs de plusieurs pertes de balle indignes de leur niveau technique, les deux hommes (un double vainqueur de la Ligue des champions et un Ballon d’or) sont passés totalement à côté de leur match. Il leur faudra réagir immédiatement face à l’Arabie saoudite, si leur sélectionneur décide de les reconduire.


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