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Par Le Figaro avec AFP
Le 21 mai 2026 à 11h16
Après une adoption large au Sénat, la proposition de loi sur laquelle s’appuie l’exécutif a été approuvée par la chambre basse, avec 386 voix contre 127, en présence du premier ministre Sébastien Lecornu.
Passer la publicité Passer la publicitéLe Parlement a définitivement approuvé mercredi un élargissement dans l’urgence du corps électoral pour les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, par un dernier vote de l’Assemblée nationale, à moins de six semaines du scrutin crucial pour l’archipel. Après une adoption large au Sénat, la proposition de loi sur laquelle s’appuie l’exécutif a été approuvée par la chambre basse, avec 386 voix contre 127, en présence du premier ministre Sébastien Lecornu.
Le camp gouvernemental, l’alliance RN-UDR et le PS ont largement voté pour. Les insoumis, écologistes et communistes s’y sont opposés. Saluant un «petit pas» toutefois décisif, Sébastien Lecornu s’est ensuite réjoui sur X que «pour la première fois depuis l’accord de Nouméa de 1998, le Parlement vote un ajustement du corps électoral provincial».
Le scrutin provincial repose sur un corps électoral «gelé»
La question de l’ouverture de ce corps électoral, particulièrement sensible localement, a été l’étincelle des émeutes qui ont ravagé le Caillou il y a deux ans, faisant 14 morts et deux milliards d’euros de dégâts. Crucial dans l’archipel, où les trois provinces concentrent beaucoup de compétences, le scrutin provincial repose sur un corps électoral «gelé», réservé aux personnes justifiant de dix ans de résidence en 1998 ainsi que leurs descendants.
Le périmètre de son élargissement divise indépendantistes et non-indépendantistes: les premiers craignent une dilution du vote kanak, les seconds l’exigent au nom de l’égalité devant le suffrage. Le gouvernement s’appuyait mercredi sur un texte sénatorial, qui permet aux «natifs» calédoniens privés de droit de vote, quelque 10.500 personnes actuellement, de voter aux élections provinciales.
Il s’agit pour partie de personnes nées en Nouvelle-Calédonie après 1998. «Un petit tâtonnement supplémentaire» qui vient «réparer des erreurs de l’histoire», a estimé Arthur Delaporte (PS). Ces personnes ont «pu voter aux trois consultations référendaires» en Nouvelle-Calédonie mais sont exclues du scrutin provincial, a rappelé Sébastien Lecornu, estimant que la situation n’a «aucun sens».


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