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Par Le Figaro avec AFP
Le 6 juin 2026 à 19h19
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Le rassemblement, qui a réuni 600 personnes selon les organisateurs, se tenait à l’appel de plus de 25 organisations, dont la CGT, FSU, Greenpeace, Solidaires, la CFDT ou encore la LDH.
Passer la publicité Passer la publicitéUne manifestation pour «la démocratie et les libertés associatives et syndicales» s'est tenue samedi à Carcassonne (Aude) pour dénoncer la politique du nouveau maire RN, Christophe Barthès qui souhaite notamment déloger les syndicats de la bourse du travail qu'ils occupent gratuitement. «Nous sommes désormais clairement dans une logique de résistance», a affirmé Yassin El Kdim, porte-parole du collectif Nous Carcassonne, «et nous disons aujourd'hui que Carcassonne est en sursis démocratique».
Le rassemblement, qui a réuni 600 personnes selon les organisateurs, se tenait à l'appel de plus de 25 organisations, dont la CGT, FSU, Greenpeace, Solidaires, la CFDT ou encore la LDH. La préfecture de l'Aude n'était pas joignable dans l'immédiat pour évaluer le nombre de manifestants.
«Une attaque directe envers les droits des travailleurs»
Le 30 avril, au lendemain d'une manifestation contre ses premières mesures, Christophe Barthès, élu en mars à la tête de la ville, avait appelé la CGT, FSU, Sud et CFDT à restituer les bureaux qu'ils occupent gratuitement, dans le centre de la cité de 50.000 habitants, jugeant qu'ils avaient «profité pendant trop longtemps des largesses des contribuables». Ancien agriculteur et ex-responsable départemental de la Coordination rurale, le maire de Carcassonne assure qu'il respecte la liberté syndicale, «mais profiter des largesses de ceux que l'on dénigre, je regrette mais c'est terminé».
«C'est une attaque directe envers les droits des travailleurs», a déclaré Arthur Peyne, cosecrétaire local de la CGT, soulignant cependant qu'«il n'y a pas que l'extrême droite» qui essaye d'intimider les syndicats. «On est dans une situation de crise économique du capitalisme et de réformes de méga austérité tous azimuts et tout ce qui peut affaiblir la résistance des travailleurs est bon à prendre pour ceux qui sont au pouvoir», a-t-il poursuivi.
«Nous sommes un laboratoire pour l'extrême droite, ce qui se passe dans notre commune pourrait arriver en mai 2027 à l'échelle nationale», a relevé pour sa part Yassin El Kdim. Depuis sa prise de fonction, Christophe Barthès a déclenché des polémiques en retirant le drapeau européen de la façade de la mairie et retiré la subvention municipale à la Ligue des droits de l'homme (LDH) pour avoir contesté en justice un arrêté anti-mendicité.


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