On comptabilise 133 300 km² de territoire contaminé et plus d’un millier de victimes civiles dont 405 morts. Les mines empoisonnent l’Ukraine depuis le début de l’agression russe. Manuellement ou via des drones, Moscou a déployé au moins 13 variétés de mines terrestres dont certaines datent de l’époque soviétique. Menaçant la vie de millions d’Ukrainiens, entravant les opérations de secours ou empêchant la culture des terres.
De son côté, l’Ukraine, invoquant son droit «à la légitime défense», a annoncé l’été dernier sa volonté de suspendre sa participation à la Convention d’Ottawa qui interdit l’utilisation des mines antipersonnel. Devenant le premier Etat à refuser les obligations découlant de ce texte majeur du droit humanitaire en période de conflit. Et faisant face aux contestations de plusieurs pays dont la Suisse. «Nous devons trouver les mots justes pour expliquer ce qui a conduit à cette décision et ce que nous envisageons pour la suite», explique au Temps Ihor Bezkaravainyi.


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