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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 25/08/2026 à 09h52, mis à jour le 25/08/2026 à 09h53
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Un groupe de 146 migrants, dont sept enfants, était détenu par les services du renseignement dans un vieux bâtiment de La Guaira, un État au nord de Caracas, lorsqu’un double séisme a provoqué l’effondrement de l’édifice.
Passer la publicité Passer la publicitéLes proches de migrants expulsés par les États-Unis et morts dans le séisme qui a frappé le Venezuela le 24 juin ont réclamé lundi au gouvernement vénézuélien des «excuses». Un groupe de 146 migrants, dont sept enfants, était détenu par les services du renseignement dans un vieux bâtiment de La Guaira, un État au nord de Caracas, lorsqu'un double séisme a provoqué l'effondrement de l'édifice. Ces personnes avaient été expulsées des États-Unis quelques heures auparavant et privées de leurs téléphones portables et autres effets personnels.
«Mon fils n'avait de casier judiciaire ni aux États-Unis, ni au Venezuela (...) Que faisait-il en détention illégale ?», a déclaré lundi lors d'un rassemblement à Caracas Oswadelis Nuñez, mère de Daniel Alejandro Nuñez Ramirez, mort à 28 ans. Selon elle, au moment des tremblements de terre de magnitude 7,2 et 7,5, les autorités ont interdit aux migrants de quitter le bâtiment. Il n'y avait pas non plus de plan d'évacuation, affirme-t-elle.
Le gouvernement «a failli à son devoir de diligence, qu’il assume sa responsabilité»
«Nous voulons une indemnisation morale, des excuses, (savoir) pourquoi ils ont fait ça, pourquoi cela est arrivé à nos enfants. Nous allons déposer des plaintes internationales et des plaintes ici au Venezuela (...) on ne va pas en rester là», a-t-elle déclaré. «J'ai cherché mon fils pendant cinq jours, dans les hôpitaux de La Guaira et de Caracas», avant de le trouver dans une morgue improvisée, a-t-elle ajouté. Dans ses mains, elle tient une pancarte avec la photo de son fils et ces mots: «je t'aimerai toujours».
Oswadelis Nuñez a également critiqué le manque d'informations sur les migrants renvoyés au Venezuela, dont on ignore combien ont survécu au séisme et combien sont décédés. Le gouvernement «a failli à son devoir de diligence, qu'il assume sa responsabilité», a pour sa part estimé Luz Maris Meléndez, dont le fils Angelo est mort dans les mêmes circonstances. Selon un nouveau bilan communiqué par le gouvernement vénézuélien lundi, deux mois jour pour jour après le double séisme, celui-ci a fait 6509 morts.


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