Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

« Ne sortons pas du sentier bio, c’est le bon », le point de vue de Joseph Pousset, agriculteur - agronome dans l’Orne

2 hour_ago 45

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Suite aux propos d’un agriculteur, nouveau maire de Ri, élu de Terres d’Argentan, Joseph Pousset, agriculteur - agronome à La Bellière, donne son point de vue sur l'agriculture.

Sur le même thèmeAgriculture

Article réservé aux abonnés S'abonner

Joseph Pousset, agriculteur et agronome dans l'Orne, à La Bellière, est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’agriculture naturelle et d’une BD (édités chez La France Agricole).

Joseph Pousset, agriculteur et agronome dans l’Orne, à La Bellière, est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’agriculture naturelle et d’une BD (édités chez La France Agricole). ©Archives Maryline Troquet / Le Journal de l’Orne

Par Rédaction JO Publié le 26 juil. 2026 à 5h36

Dans À propos du “ sentier bio , Joseph Pousset, agriculteur et agronome à La Bellière, dans l’Orne, donne son point de vue à la suite d’un article paru le 23 mai 2026 sur le Journal de l’Orne / Actu.fr  Florentin Allais représente les agriculteurs : « Ce sont eux qui font notre paysage ». L’article dresse le portrait de ce jeune agriculteur de 27 ans, nouveau maire de Ri, élu vice-président de Terres d’Argentan Interco, en charge de l’Agriculture et du Projet alimentaire territorial (PAT). Florentin Allais dit vouloir « essayer de sortir du sentier bio ». 

Joseph Pousset, « À propos du “ sentier bio ” »

« Pour éviter tout malentendu je commence par préciser que je n’exerce, et n’ai jamais exercé, aucune activité politique au sens habituel du mot. Que ce soit sur le plan local ou à un niveau plus global.

Les lignes qui suivent ne visent donc pas à défendre le bilan de l’ancienne municipalité d’Argentan. Bilan que je connais d’ailleurs mal car je ne l’ai pas particulièrement étudié.

J’ai lu avec un mélange d’intérêt et de perplexité le point de vue de Florentin Allais, nouvel élu de Terres d’Argentan Interco, qui souhaite, si j’ai bien lu et compris, faire sortir le PAT (Projet Alimentaire Territorial) du “ sentier bio ”.

Rappelons que ce projet alimentaire, mis en place par l’ancienne municipalité, vise à approvisionner la restauration collective du secteur en produits alimentaires de qualité et obtenus localement.

« L’agriculture en France est la plus propre du monde », selon Florentin Allais

champ culture pays d'Argentan

Bio ou conventionnels, Joseph Pousset reconnait comme Florentin Allais que les agriculteurs «  font notre paysage  ».  ©Illustration Maryline TROQUET / Le Journal de l’Orne

Il précise sa pensée : le PAT (sous entendu sous l’ancienne mandature) « parlait beaucoup d’alimentation durable et saine. Ça donnait l’impression que l’agriculture conventionnelle était malsaine et ce n’est pas vrai… Nous n’avons pas à avoir honte de notre agriculture conventionnelle ». Il ajoute plus loin : « L’agriculture en France est la plus propre du monde ».

En un mot comme en cent, la production “ bio ” existe mais elle est minoritaire et ne présente pas d’avantages particuliers. Elle n’a pas à être mise en avant par rapport à la conventionnelle. Surtout en France où cette dernière serait mieux encadrée et conduite qu’ailleurs.

Cancers des enfants et des agriculteurs, maladie de Parkinson…

Voici quelques éléments, parmi d’autres, montrant que la réalité contredit cette position.

Tout d’abord un sujet grave, encore peu médiatisé, celui du cancer des enfants, notamment les diverses formes de leucémies. Des études concordantes (Karalexi, 2021 ; de Souza Silva, 2025… ) mettent en évidence un lien entre l’exposition des parents (notamment celle de la mère pendant la grossesse) aux pesticides et l’apparition de la leucémie chez l’enfant.

On sait également maintenant avec certitude que l’apparition de diverses maladies chez les agriculteurs (cancers de divers types, maladie de Parkinson…) est, dans certains cas, due au contact avec les produits de traitement “ chimiques ”.

Énergie fossile et dérèglement climatique

Autre sujet : la consommation d’énergie fossile et son lien avec le dérèglement climatique ; l’agriculture conventionnelle utilise des engrais azotés dits “ de synthèse ” comme l’ammonitrate dont la fabrication exige beaucoup d’énergie. On admet qu’il faut environ une tonne de pétrole pour fabriquer une tonne d’ammonitrate. Ces engrais de synthèse ne sont pas utilisés en culture biologique.

Nitrates et pesticides

Autre sujet encore, économique celui-là : les agriculteurs des pays riches et développés comme le nôtre, soutenus financièrement par diverses aides exportent de grandes quantités de produits sur le marché mondial. Produits aux prix artificiellement bas qui concurrencent ceux des nations plus pauvres dont les producteurs ne peuvent résister et migrent vers les bidonvilles des grandes cités ou même chez nous.

Nous pouvons aussi parler de diverses pollutions maintenant bien connues, par exemple celle de l’eau par les nitrates et les produits de traitement, obligeant à des opérations de purification compliquées et coûteuses.

Il existe même des cas étonnants où les productions de l’agriculture biologique sont gravement polluées par des pesticides provenant de parcelles conduites en agriculture conventionnelle.

Un exemple : la contamination du sarrasin “ bio ” par le prosulfocarbe, un herbicide utilisé au moment du semis des céréales conventionnelles (qui est aussi celui de la récolte du blé noir). Le produit est suffisamment volatil pour s’évaporer et contaminer ce sarrasin des champs voisins qui devient impropre à la commercialisation.

Ces quelques constatations, dont on pourrait allonger la liste, sont absolument documentées et incontestables. Elles prouvent que dans les domaines envisagés la culture biologique fait mieux que la conventionnelle et doit être privilégiée.

Est-elle pour autant généralisable ? Question complexe qui doit évidemment être posée mais que nous n’allons pas aborder ici.

Le boisement champêtre s’est rétréci, le petit gibier régresse

champ culture pays d'Argentan

Bio ou conventionnels, Joseph Pousset reconnait comme Florentin Allais que les agriculteurs «  font notre paysage  ». ©Illustration Maryline TROQUET / Le Journal de l’Orne

Benjamin Allais nous dit encore que les agriculteurs « font notre paysage ».

C’est tout à fait vrai. Il aurait même pu ajouter que la paysannerie a créé, au cours des millénaires, des paysages certes “ artificiels ” (issus de l’activité humaine) mais tout à fait remarquables, dans lesquels la plupart des plantes et animaux sauvages trouvent leur place (sauf, souvent, les grands carnivores et les grands herbivores). Pensons notamment au bocage traditionnel.

Cependant, on constate, malheureusement, que l’agriculture mécanisée et “ chimique ” a largement abîmé, parfois entièrement détruit, ces milieux élaborés au fil du temps.

Depuis le milieu du siècle dernier le boisement champêtre (haies, talus, fossés…) s’est rétréci comme peau de chagrin et souvent de manière excessive et injustifiée.

Cela s’est accompagné d’une régression spectaculaire de nombreux animaux et notamment du petit gibier (perdrix, lapins, lièvres, cailles…). Par contre sangliers et corvidés prolifèrent du fait, entre autres raisons, de l’extension du maïs fourrage qui offre couverture et nourriture. Cela a fait naître un certain déséquilibre.

« Les agriculteurs plus sensibilisés à la protection des milieux naturels »

Dans ce domaine de la protection des milieux naturels (notamment du boisement champêtre) le cahier des charges “ bio ” n’impose pas de démarche particulière. C’est à mon avis une faille qui mérite d’être comblée.

On constate cependant sur le terrain que les agriculteurs bio sont en moyenne plus sensibilisés à ce sujet que les conventionnels et en tiennent davantage compte.

Les producteurs (bio ou non) qui s’efforcent de sauvegarder efficacement la nature rendent service à toute la société. Leur démarche mérite un soutien ajusté qui n’est pas toujours au rendez-vous.

« La France plutôt laxiste sur la question du cadmium »

Florentin Allais nous dit par ailleurs que « l’agriculture en France est la plus propre du monde, que ce soit écologiquement, sanitairement ou dans les pratiques ».

Les organisations agricoles dites « majoritaires » qui ont tendance à défendre et promouvoir le système agricole qualifié d’“ industriel ” (terme qui mérite débat) clament la même chose. En fait, c’est un slogan pour la communication, slogan objectivement inexact.

Exemple du moment : la question du cadmium où la France est plutôt laxiste. Le cadmium est un métal cancérigène présent, notamment, dans une large partie des engrais phosphatés et qui se retrouve dans certains produits alimentaires.

Sur d’autres points, notre pays fait mieux mais la réalité est plutôt simple et terre à terre : globalement l’agriculture française n’est ni pire ni meilleure que celle des nations au développement comparable.

Si l’on devait désigner un leader en matière de vertu agricole ce pourrait être la Suisse et encore… Une étude approfondie des règlements et, surtout, des résultats sur le terrain serait nécessaire.

Le consommateur également responsable

Tout cela peut inciter certaines personnes à pointer un doigt accusateur sur le monde agricole conventionnel. C’est à la fois injuste et contre productif.

C’est injuste car cette évolution de l’agriculture, en grande partie regrettable, n’a pas été décidée et imposée tout d’un coup par la classe paysanne. C’est un processus sociétal auquel participe souvent sans y penser, la plupart des gens.

Par exemple de penser de l’argent pour partir en vacances au bout du monde et ne plus pouvoir ensuite acheter une alimentation de qualité est un choix qui favorise inévitablement les moyens de production écrasant les prix de revient comme l’élevage industriel des volailles ».

Sur 100 euros payés par le consommateur souvent moins de 10 vont au producteur (Rapport de la commission d’enquête du Sénat du 19 mai 2026). Le reste est en grande partie capté par la distribution (40 %), que ce soit en bio ou en conventionnel.

« La “ modernisation ” agricole a eu quelques résultats heureux »

Le rôle des organisations de recherche mérite aussi examen. Ainsi l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) mène et a mené de nombreux travaux parfois utiles mais aussi favorisé des mutations discutables, par exemple une généralisation abusive du maïs fourrage, au détriment des prairies. Des prises de conscience se produisent puisque l’INRA est devenu (il y a peu) l’INRAE (E pour environnement). Mieux vaut tard que jamais…

Je n’ignore pas que la “ modernisation ” agricole a eu quelques résultats heureux.

Par exemple l’amélioration de l’habitat paysan dans les secteurs où les petites fermes pauvres étaient nombreuses autrefois (Bretagne…). J’ai personnellement vécu cela.

En un mot comme en cent : le producteur agricole “ moyen ” est pris dans un système qui le dépasse plus ou moins. Il cherche à vivre de son activité et n’est, en cela, ni pire ni meilleur que ses contemporains s’il respecte la réglementation régissant son activité.

« Ne pas transformer l’agriculteur conventionnel en bouc émissaire »

En faire un bouc émissaire est également contre productif car cela le pousse à réagir de manière corporatiste (déjà une tendance spontanée du monde paysan, explicable par l’Histoire) et à se laisser entraîner vers des points de vue et courants proposant des solutions simplistes et sans issue.

Transformer l’agriculteur conventionnel en bouc émissaire ne mène donc à rien de bon et de mieux. Cela ne dédouane pas certains responsables et organisations professionnelles de leur implication dans des orientations discutables.

Tout cela est très complexe et exclut toute position simpliste mais ne sortons pas du “ sentier bio ”. C’est le bon.

Encourageons au contraire ceux qui le promeuvent et surtout ceux qui le prennent. Ils sont la plupart du temps sincères et motivés et leur tâche est parfois ardue, entre autres sur le plan technique ».

(NDLR : les intertitres sont de la rédaction).

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway