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Après avoir siégé au Tribunal pénal international pour le Rwanda dans les années 1990, la juriste sud-africaine a récemment présidé la commission d’enquête du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme qui a estimé qu’un « génocide » se déroulait à Gaza.
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L’ancienne juge de la CPI, Navanethem Pillay, lauréate du prix Nobel de la paix 2026, à La Haye (Pays-Bas), le 12 octobre 2026. La magistrate sud-africaine de 85 ans Navanethem Pillay a reçu, le 9 octobre, le prix Nobel de la paix. Une consécration pour cette juriste qui a fait carrière comme avocate, puis juge, dans son pays, avant de rejoindre les plus hautes institutions judiciaires internationales.
Comment accueillez-vous ce prix Nobel de la paix, alors que tous les esprits semblent occupés à la guerre ?
Je pense que ce prix marque une opposition à l’exercice unilatéral du pouvoir, aux violations des droits de l’homme et aux actes délibérés commis par des Etats contre d’autres Etats, sans aucun recours possible. Ce prix est donc important pour moi. C’est par ailleurs très gratifiant qu’il ait été décerné à une femme, car très peu l’ont reçu.
A ce propos, vous avez été la première Sud-Africaine à ouvrir un cabinet d’avocats, en 1967, avant de devenir juge à la Haute Cour d’Afrique du Sud…
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