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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 01/10/2026 à 07h27, mis à jour le 01/10/2026 à 08h35
«L’arrestation du procureur (Mariaca) est confirmée», a déclaré une source du ministère de l’Intérieur. Alberto Zevallos, procureur du département de Santa Cruz (est), également sanctionné par Washington, a été arrêté avec lui, selon la presse locale.
Passer la publicité Passer la publicitéLa police a arrêté mercredi le procureur général de Bolivie, Roger Mariaca, deux jours après que les États-Unis ont annulé son visa pour de supposés liens avec le narcotrafic, a indiqué à l'AFP une source du gouvernement bolivien. «L'arrestation du procureur (Mariaca) est confirmée», a déclaré de manière laconique une source du ministère de l'Intérieur. Alberto Zevallos, procureur du département de Santa Cruz (est), également sanctionné par Washington, a été arrêté avec lui, selon la presse locale.
Tous deux ont été inscrits cette semaine sur une liste du département d'État américain, aux côtés d'une vingtaine de fonctionnaires et d'hommes d'affaires de Bolivie, de Colombie et d'Équateur, accusés de corruption, de liens avec le narcotrafic ou de complot contre leurs gouvernements respectifs. La police a également perquisitionné mercredi les bureaux du parquet de Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie, ont montré des images diffusées en direct par l'institution sur les réseaux sociaux.
«Des pots-de-vin pour faciliter le narcotrafic»
«Nous dénonçons auprès de l'ensemble de la population bolivienne cette intervention qui se déroule de manière illégale», a déclaré Claudia Pardo, responsable de la communication du Parquet, alors qu'elle et plusieurs de ses collègues étaient entourés de policiers cagoulés, selon la vidéo. Les responsables du parquet général et de celui de Santa Cruz n'ont pas immédiatement répondu aux sollicitations de l'AFP.
Selon le gouvernement américain, Roger Mariaca a reçu «des pots-de-vin pour faciliter le narcotrafic et aider des criminels violents à échapper à la justice». Le procureur général, entré en fonction fin 2024, a affirmé dans une déclaration à la presse lundi que cette décision est un acte «d'ingérence» et de «pression politique» à la suite de ses enquêtes.
Le président bolivien de centre droit, Rodrigo Paz, avait placé le pays sous le régime de l'état d'exception en juin après plusieurs semaines de manifestations antigouvernementales. Le Parlement a prolongé jeudi ce dispositif de 90 jours face au risque de nouveaux blocages. Depuis son retour au pouvoir, le président américain, Donald Trump, s'efforce d'imposer l'hégémonie des États-Unis en Amérique latine et dans les Caraïbes, renforçant la lutte contre le trafic de drogue et les cartels.


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