NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le suspense était de mise dans la quasi-totalité des grandes villes françaises. A l'issue du second tour des élections municipales 2026, de nombreuses grandes villes changent de couleur politique. Les Républicains en ont profité pour arracher plusieurs fiefs de gauche, qui, elle, a pris plusieurs mairies historiquement de droite. On fait le point sur les plus grandes villes qui basculent.
Nîmes, Saint-Etienne, Pau... Ces villes qui passent à gauche
Après 25 ans de règne, la droite perd Nîmes. C'était une des dernières grandes villes LR : à Nîmes, un professeur communiste s’est imposé. Vincent Bouget à la tête d'une liste PCF/PS/Ecologistes a été élu maire de Nîmes avec un peu plus de 40 % des voix. Il a battu de peu le RN Julien Sanchez (38 %) alors que le candidat de droite Franck Proust, bras droit du maire sortant Jean-Paul Fournier, a été largement battu (21,4%), selon des estimations.
Une victoire pour la gauche à Saint-Etienne. L'ancien député socialiste Régis Juanico, qui avait refusé de faire alliance avec LFI, a remporté la mairie de Saint-Etienne. A la tête d'une large coalition de gauche, il a réuni près de 44 % des suffrages devant le candidat du Rassemblement national Corentin Jousserand, à 26 %, l'ancien député LR Dino Cinieri, à plus de 18 %, et la candidate LFI Valentine Mercier, autour de 10 %. Bien qu'elle soit de tradition ouvrière, la ville de Saint-Etienne a toujours voté à droite ou au centre, avec deux parenthèses : un maire communiste de 1977 à 1983 et un socialiste de 2008 à 2014, qui l'avait emporté grâce aux dissensions du camp opposé.
François Bayrou dit au revoir à Pau après 12 ans. Six mois après sa chute à l'Assemblée et son départ de Matignon, François Bayrou, le patron du MoDem, subit un revers d'ampleur. Le maire sortant, âgé de 74 ans, a été battu de seulement 344 voix par le socialiste Jérôme Marbot, qui avait échoué en 2020. L'ancien Premier ministre, qui dirigeait la ville de Pau depuis 2014, avait mis 25 ans à conquérir son fief, de sa première défaite face au socialiste André Labarrère en 1989 à sa défaite à moins de 350 voix, déjà, face à une autre candidate PS, Martine Lignières-Cassou, en 2008.
Amiens passe à gauche. Le candidat socialiste de l'union de la gauche hors LFI Frédéric Fauvet a gagné la mairie d'Amiens au terme d'une quadrangulaire, devançant le maire sortant Hubert de Jenlis (divers centre), qui était notamment soutenu par Horizons et LR. Frédéric Fauvet l'a emporté avec 37,71 % des suffrages, devant le maire sortant (35,71 %), le candidat RN Damien Toumi (14,33 %) et la candidate sans étiquette Julia Bellina (12,25%). Amiens, ville de plus de 130 000 habitants, était une cible pour le PS qui s'est allié avant le premier tour avec le PCF, les écologistes et le mouvement Debout de François Ruffin.
Clermont-Ferrand, Brest, Limoges... Celles qui basculent à droite
Les LR clament une victoire historique à Clermont-Ferrand. C’est une première depuis 1944 : les Républicains ont annoncé la victoire historique de Julien Bony (LR) à Clermont-Ferrand, bastion socialiste depuis plus de 80 ans, face au maire sortant Olivier Bianchi (PS), qui briguait un troisième mandat. La capitale auvergnate de 150 000 habitants élit des maires socialistes depuis 1944.
Brest, gérée par la gauche depuis 37 ans, passe à droite. Le candidat de droite Stéphane Roudaut l'a nettement emporté avec 57,4 % des voix, battant le maire socialiste sortant François Cuillandre (38,3 %), allié avec LFI. Dans cette ville du Finistère gérée par la gauche depuis 1989, la droite l'a emporté malgré la qualification du RN au deuxième tour, qui n'a recueilli que 4,3 % des suffrages.
Besançon, bastion de gauche, bascule à droite. Le candidat LR Ludovic Fagaut, principal de collège âgé de 47 ans, a été élu maire de Besançon avec 53,1%, devant la sortante écologiste Anne Vignot, d’après une estimation Ipsos BVA Cesi Ecole Ingénieurs. Cette ville, historiquement à gauche, passe ainsi à droite. Anne Vignot, maire sortante portée par l'ensemble de la gauche locale, après une fusion technique avec la candidate LFI, a recueilli 46,9 % des voix, selon cette estimation. La capitale comtoise de 120 000 habitants était dirigée par la gauche de manière quasi ininterrompue depuis plus d'un siècle, à l'exception de trois ans de gaullisme.
Le fief de François Hollande bascule. En Corrèze, le maire de Tulle Bernard Combes, proche de l'ancien président socialiste et député de la circonscription François Hollande, a été nettement battu par le candidat divers droite Laurent Melin, malgré une fusion avec la liste PCF-LFI-Ecologistes. Il a recueilli 54,25 % des voix devant Bernard Combes (39,82 %) et le candidat RN Thierry Greck (5,93 %) La préfecture de Corrèze était dirigée par la gauche depuis 2001, lorsque François Hollande l'avait ravie au RPR Raymond-Max Aubert. Bernard Combes, 66 ans, lui avait succédé en 2008 et avait été réélu à deux reprises depuis, avant de quitter le PS en septembre 2021.
Roubaix et Saint-Denis, nouvelles communes LFI
Un maire Insoumis s’empare de Roubaix. Le député de La France insoumise David Guiraud a remporté la mairie de Roubaix, dans le Nord, l'une des villes pour lesquelles le mouvement de Jean-Luc Mélenchon nourrissait le plus d'ambition, après les déboires judiciaires de l'ancien maire divers-droite. Déjà arrivé très largement en tête au premier tour, le candidat insoumis s'est imposé ainsi sans difficulté au second, avec 53,19 % des voix, loin devant le sortant divers-droite Alexandre Garcin (25,55 %), selon les résultats complets. La participation s'élève à 37,48 %.
Une victoire à Saint-Denis dès le premier tour. L'Insoumis Bally Bagayoko, cadre de la RATP peu connu politiquement au-delà de la sphère locale, a réussi l'exploit, avec le PCF, de ravir dimanche dernier, dès le premier tour des municipales, au parti socialiste, Saint-Denis, deuxième plus grande ville d'Île-de-France après Paris. La ville devient la plus grande commune mélenchoniste.
Les écologistes laissent Poitiers et Bordeaux au centre
Bordeaux devient une rare terre de conquête macroniste. Dans la capitale girondine, l’ex-ministre Thomas Cazenave est parvenu à déloger le maire sortant écologiste Pierre Hurmic. Selon des résultats définitifs publiés en mairie, l'ancien ministre macroniste, appuyé par tous les partis de la droite et du centre, l'emporte avec 50,95 % des voix, contre 49,05 % au maire sortant, soutenu par le PS, le PCF, Génération.s et Place publique mais qui avait refusé de s'allier avec le candidat LFI éliminé au premier tour. La victoire de Thomas Cazenave fait rebasculer Bordeaux que Pierre Hurmic avait conquise en 2020 après 73 ans de règne de la droite alliée au centre.
L’écologiste Léonore Moncond'huy s’incline à Poitiers face au centriste. La maire écologiste Léonore Moncond'huy, soutenue par LFI, a été battue au second tour par le candidat de centre gauche Anthony Brottier, ex-macroniste, vainqueur avec 47,32 % des voix contre 40,79 %. Léonore Moncond'huy avait scellé entre les deux tours une fusion avec une liste LFI-PCF menée par l'Insoumis Bertrand Geay (14,05 % au premier tour), tandis qu'Anthony Brottier bénéficiait du retrait du candidat socialiste François Blanchard (11,48 %). Dans l'opposition depuis six ans, Anthony Brottier, ancien macroniste aujourd'hui sans étiquette et classé au centre gauche, s'était présenté dimanche dernier comme « l'alternance » à Poitiers.
Jeanne Barseghian battue par Catherine Trautmann à Strasbourg. La socialiste Catherine Trautmann, alliée au candidat de centre-droit Pierre Jakubowicz, va retrouver son fauteuil de maire de Strasbourg un quart de siècle après l'avoir quitté, grâce à sa victoire dimanche face à la sortante écologiste Jeanne Barseghian et au candidat LR Jean-Philippe Vetter. Catherine Trautmann a obtenu 37% des suffrages exprimés, selon les résultats définitifs, contre 31,7% pour Mme Barseghian et 31,29% pour M. Vetter. Celle qui fut maire de 1989 à 1997 et en 2000-2001 l'a emporté à l'issue d'une campagne âpre, marquée notamment par l'inimitié affichée entre elle et la sortante, et par des ralliements inattendus dans l'entre-deux-tours.
Eric Ciotti fait basculer Nice à l'extrême droite
Eric Ciotti renverse son « meilleur ennemi ». Il met ansi fin à 18 ans de pouvoir sans partage de son rival Christian Estrosi et offrant la cinquième ville de France à l'extrême droite. Le député UDR, allié au RN, est crédité de 45 % des voix devant le maire sortant Horizons (39,5 %) et la tête de liste PS-PCF-écologistes Juliette Chesnel-Le Roux (15,5 %), selon une estimation Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio. Les appels vibrants de Christian Estrosi, qui avait été réélu avec près de 60 % des voix en 2020, à faire barrage à l'extrême droite n'ont pas suffi, d'autant que Juliette Chesnel-Le Roux a refusé de se retirer, estimant que son passif ne lui permettait plus de s'ériger en rempart comme lors des régionales de 2015 ou 2021.


3 month_ago
84



























.jpg)






French (CA)