NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Menacée par l'effondrement des stocks de crevette, la Labrador Fishermen’s Union Shrimp Company demande que le fédéral lui accorde désormais 5 % des quotas de morue du Nord.
Les quotas de crevette ont chuté, on observe la transformation de l’écosystème. Le stock de crabes a diminué de 80 à 85 %, explique Dwight Russell, PDG de l’entreprise communément appelée LabShrimp. Notre seul espoir est la morue.
Si on ne nous octroie pas ces quotas, la viabilité de notre compagnie, vieille de 45, 50 ans, sera remise en question, explique celui qui gère la coopérative dont environ 600 pêcheurs sont propriétaires.
La LabShrimp emploie aussi 650 travailleurs d’usine de transformation sur la côte sud du Labrador, où l’économie dépend grandement de la pêche.
Il est temps de mieux partager les quotas
Dwight Russell souligne que, depuis la réouverture de la pêche commerciale à la morue du Nord en 2024, seules deux compagnies basées à Terre-Neuve, Ocean Choice International et Ice Water Seafoods, ont accès aux quotas pour les bateaux hauturiers.
Il rappelle aussi que, selon la dernière évaluation du stock dans la zone de pêche 2J3KL, qui englobe les eaux à l'est et au nord de Terre-Neuve et à l'est du Labrador, la morue se déplace progressivement vers l'Arctique. Si le ministère des Pêches et des Océans (MPO) indique que la moitié de la biomasse de morue de Nord se situe désormais dans les eaux du Labrador, les communautés de la région n’en profitent pas assez, selon lui.
On ne demande pas que les détenteurs existants perdent accès aux quotas, précise le PDG, qui a convoqué les médias sur le pont du bateau Nain Banker, dans le port de Saint-Jean, mardi en matinée. Son message à la ministre fédérale des Pêches, Joanne Thompson, est toutefois clair : Il est temps qu’on se les partage mieux.

Ottawa a levé le moratoire sur la pêche commerciale à la morue du Nord en juin 2024. (Photo d'archives)
Photo : Associated Press / Robert F. Bukaty
Le MPO s'apprête-t-il à hausser les quotas?
Comme plusieurs membres de l’industrie provinciale des pêches, Dwight Russell croit que le MPO s’apprête à augmenter de façon importante des quotas de morue du Nord dans la zone 2J3KL.
La LabShrimp suggère au MPO de hausser le total autorisé des captures de 17 000 tonnes en 2026, une augmentation de 44 %. Une décision réaliste, selon l'entreprise, puisque le stock de morue se situe depuis des années dans la zone saine.
L'an dernier, le total autorisé des captures s'élevait à 38 000 tonnes. Les pêcheurs côtiers ont reçu 80 % des quotas (30 400 tonnes) et les groupes autochtones 10 % (3800 tonnes). Ocean Choice et Ice Water se sont partagés les 3700 tonnes restantes (10 %).
Le syndicat Fish, Food and Allied Workers (FFAW), qui représente environ 15 000 travailleurs des pêches à Terre-Neuve-et-Labrador, a décliné une demande d’entrevue. Il demande depuis des années que les bateaux hauturiers soient exclus de la pêche à la morue, en attendant que le total autorisé des captures atteigne au moins 115 000 tonnes.
Les flottes hauturières ne veulent pas de nouveaux joueurs
Dans une déclaration, le Conseil du poisson de fond de l’Atlantique, qui représente des membres de la flotte hauturière existante comme Ice Water et Ocean Choice, indique que si le total autorisé des captures augmente, les quotas devraient être partagés entre les joueurs participant déjà à la pêche commerciale à la morue.
Le Conseil du poisson de fond de l’Atlantique ne soutient pas la participation de nouveaux joueurs à la pêche à la morue du Nord, affirme Sylvie Lapointe, la présidente de l’organisme, dans un communiqué. Il y a des participants historiques, dont les flottes hauturières et semi-hauturières, dont les allocations historiques n’ont pas encore été rétablis.
La pêche commerciale à la morue, fermée en 1992 après des décennies de surpêche, a été rouverte dans la zone 2J3KL en 2024 avec 18 000 tonnes de captures autorisées, ce qui a permis le retour des bateaux hauturiers, absents de cette pêche emblématique de Terre-Neuve-et-Labrador depuis des décennies.


1 month_ago
43



























.jpg)






French (CA)