Moins d'une semaine après la mort de Quentin Deranque, Jordan Bardella hausse le ton. Le président du Rassemblement national appelle à un "cordon sanitaire" autour de La France insoumise, réclame la dissolution de La Jeune Garde et propose un durcissement des mesures contre l’ultra-gauche.
Jordan Bardella défend désormais la création d’un cordon sanitaire autour de LFI. Le président du Rassemblement national réunissait les journalistes ce mercredi après-midi au siège de son parti pour évoquer les conséquences politiques de la mort de Quentin Deranque. Pour Jordan Bardella, un point de bascule vient clairement d’être atteint et cela nécessite des mesures fortes.
"Obligation de pointage lors des manifestations à risque"
Des peines exemplaires pour les meurtriers impliqués dans le décès de Quentin, la dissolution effective de La Jeune Garde, sur laquelle le Conseil d’État doit toujours statuer, mais aussi des mesures préventives envers les membres de ces groupuscules.
"Nous préconisons notamment un renforcement des interdictions administratives de manifester et une obligation de pointage lors des manifestations à risque, comme cela a été appliqué aux hooligans dans le football", insiste le président du RN.
Jordan Bardella souhaite également que l’État place sous tutelle les universités jugées comme étant à la dérive, que l’extrême gauche aurait transformées, selon lui, en espaces de confrontation.
l’Assemblée ouverte "aux pires nervis de l’extrême gauche"
Politiquement, enfin, le patron du Rassemblement national appelle à constituer un cordon sanitaire autour de La France insoumise. "Par son recours à l’intimidation, à l’insulte et désormais à la violence, l’extrême gauche représente un péril pour la démocratie française, pour les institutions, pour le fonctionnement normal de la société et doit ainsi être combattue comme telle", clame-t-il.
Un péril rendu possible, selon lui, par l’appel des macronistes à voter LFI contre le RN lors des dernières législatives. "Dans une dizaine de circonscriptions, Édouard Philippe et Gabriel Attal ont ouvert les portes de l’Assemblée aux pires nervis de l’extrême gauche", affirme ainsi Jordan Bardella.


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