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Des dirigeants de Premières Nations demandent des comptes à la Commission des libérations conditionnelles du Canada suite à la libération conditionnelle totale de Brayden Bushby plus tôt ce mois-ci. Plus de 30 personnes se sont rassemblées à Ottawa ce matin pour protester contre cette libération.
M. Bushby a été condamné en 2021 à huit ans de prison pour le décès de Barbara Kentner.
La membre de la Première Nation de Wabigoon Lake Ojibway, âgée de 34 ans, est décédée à Thunder Bay en 2017.
Brayden Bushby lui avait lancé depuis un véhicule une attache de remorque alors qu’elle marchait dans une rue résidentielle de Thunder Bay avec sa sœur.
Elle a souffert de complications médicales dans les mois suivant l’incident.
Les blessures internes causées par l’impact ont entraîné sa mort six mois plus tard.

La famille de Barbara Kentner souhaite que justice soit faite. (Photo d'archives)
Photo : CBC / Jody Porter
Connie Kentner, l’une des sœurs de Barbara Kentner, s’est rendue à la marche sur la Colline du Parlement pour exprimer son indignation.
Il y a une famille de l’autre côté de cette décision, c’est nous. Il y a une communauté de l’autre côté de cette décision, c’est là que nous vivons, souligne-t-elle.
Elle ajoute qu’il y a des femmes et des filles autochtones qui regardent.
Il y a des familles qui se demandent si le système judiciaire les protégera, et si leurs voix compteront si quelque chose leur arrive.
Nous voulons savoir pourquoi la Commission des libérations conditionnelles n’a communiqué avec aucun membre de la famille Kentner alors que certains d’entre nous s’étaient inscrits au portail des victimes, a déclaré pour sa part Melissa Kentner, une autre sœur de Barbara, dans un communiqué.
Ils connaissent nos adresses électroniques, pour certains d’entre nous, nos numéros de téléphone n’ont pas changé depuis 2017 et pourtant, nous n’avons pas été invités à participer au processus de libération conditionnelle en tant que victimes, a-t-elle poursuivi.

Melissa Kentner, une des sœurs de Barbara Kentner, s'adresse aux médias à Thunder Bay le mercredi 17 février 2021.
Photo : La Presse canadienne / David Jackson
Ce qui me pèse le plus, c’est d’apprendre que la famille de Barbara n’a peut-être même pas été informée que cette audience avait lieu. Ils étaient représentés par des déclarations d’impact faites il y a des années, tandis que Brayden Bushby a pu parler de qui il est aujourd’hui. La famille de Barbara méritait cette même opportunité. Ils méritaient d’être dans la salle. Ils méritaient d’être entendus , a déclaré la vice-grande chef Anna Betty Achneepineskum, de la Nishnawbe Aski Nation.
Brayden Bushby avait bénéficié d’une première libération conditionnelle en 2023, mais celle-ci avait été révoquée, en raison du non-respect de plusieurs des conditions qui lui avaient été imposées.
En décembre 2025, il avait obtenu une nouvelle semi-liberté de six mois dans un établissement résidentiel communautaire.
CBC News a contacté la Commission des libérations conditionnelles du Canada afin d’obtenir ses commentaires sur la libération de M. Bushby et sur les inquiétudes des dirigeants des Premières Nations.
Un porte-parole a indiqué que la Commission ne pouvait pas s’exprimer sur la décision elle-même, mais qu’elle avait pris contact avec un représentant de la famille de Barbara Kentner afin de répondre à leurs questions.
Avec les informations de CBC


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