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L'organisme civil indépendant chargé de traiter les plaintes contre la Gendarmerie royale du Canada (GRC) critique vivement la façon dont le service de police a mené son enquête sur un accident de travail mortel survenu dans une installation du principal fournisseur d’électricité de la Nouvelle-Écosse en 2020.
La Commission civile d'examen et de traitement des plaintes (CCETP) relatives à la GRC a conclu que l'enquête initiale sur le décès d'Andrew Gnazdowsky était gravement insuffisante et déraisonnable. L'homme de 26 ans s'est noyé alors qu'il travaillait dans un réservoir de Nova Scotia Power.
Le rapport souligne également que l'enquêteur au dossier n'a pas pris les mesures raisonnables nécessaires pour sécuriser ce qui aurait pu être considéré comme une scène de crime.
Six ans de démarches
C’est la sœur du travailleur décédé, Nicole Gnazdowsky, qui a porté plainte auprès de la CCETP.
C'est réconfortant d'obtenir enfin cette reconnaissance et d'entendre qu'ils ont commis des erreurs d'une telle gravité, ce que je savais depuis le début. Mais cela n'aurait pas dû être un tel combat pour que quelqu'un dise enfin : "je suis désolé, nous avons commis une faute", a-t-elle déclaré en entrevue à CBC cette semaine.
Pendant six ans, Nicole Gnazdowsky a fait pression sur les autorités pour qu'elles fassent la lumière sur la mort de son frère. Peu après le drame, l'enquête avait été confiée au gouvernement provincial.
Nova Scotia Power et deux sous-traitants, Brunswick Engineering and Consulting ainsi que Gemtec Consulting, ont été accusés en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité au travail de la Nouvelle-Écosse. Les trois entreprises ont écopé d'amendes totalisant 260 000 $ pour leur rôle dans la mort d'Andrew Gnazdowsky.
Plainte initiale rejetée par la GRC
La plainte initiale de Nicole Gnazdowsky concernant la gestion du dossier par la GRC avait d'abord été rejetée. En avril 2025, l'inspecteur Cory Bushell lui a écrit que les enquêteurs de la police avaient bien fait leur travail et qu’ils n’avaient relevé aucune preuve évidente d'infraction criminelle.
Toutefois, la CCETP n’est pas de cet avis.
L’organisme estime que la GRC s'est empressée de quitter une scène de crime potentielle sans vérifier si des accusations devaient être déposées. Il rappelle que les rôles des policiers et des inspecteurs provinciaux du travail sont très différents et que la GRC aurait dû poursuivre ses démarches.
Dans une déclaration écrite à CBC, le surintendant Don Moser indique que la GRC s'est engagée à prendre des mesures, [...] notamment des directives opérationnelles et des formations concernant les enquêtes sur les décès sur le lieu de travail et la protection des scènes de crime potentielles.
D’après le reportage de Blair Rhodes, de CBC


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